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la journée des tendances 2026
 

    Portrait de Catherine MENEZO, Déléguée générale adjointe chez CIUP

    Catherine MENEZO

    Catherine Menezo est membre de L’ADN Le Shift, le collectif du média L'ADN, son prolongement humain.

    Si vous deviez raconter votre parcours en quelques lignes… quel fil rouge relie vos différentes vies professionnelles et personnelles ?

    C.M. : J’ai commencé ma carrière dans le conseil, plongée au cœur de secteurs en pleine mutation : la téléphonie lors de son ouverture à la concurrence, le ferroviaire, la modernisation de l’État, ou encore le lancement d’un opérateur mobile à l’international. Ces expériences m’ont donné le goût du mouvement, de la transformation et du conseil, avec une conviction forte : imaginer de nouveaux modèles et accompagner le changement.
    Après plus de douze ans passés dans cet univers, j’ai souhaité évoluer et passer de l’accompagnement à l’action en rejoignant des secteurs engagés au service de l’intérêt général, notamment la culture et l’accueil de la jeunesse en mobilité dans le cadre de leur parcours de master ou de doctorat. Ces secteurs rassemblent une grande diversité de métiers, tous animés par une même vocation : offrir aux publics une expérience la plus fluide, enrichissante et mémorable possible. Je consacre désormais mon énergie à des projets qui visent à rendre les services plus accessibles, plus lisibles et plus efficaces, tout en restant attentivement à l’écoute des besoins des usagers et des clients.

    Aujourd’hui, qu’est-ce qui vous occupe l’esprit ou vous fait vous lever le matin (en dehors du café) ?

    C.M. : Ce que j’aime avant tout, c’est que chaque journée soit différente de la précédente : une nouvelle aventure, faite d’imprévus, de découvertes et d’apprentissages. Les rencontres et les moments passés au plus près du terrain nourrissent ma compréhension et stimulent ma créativité. Et puis vient la nuit, ce moment de recul où tout se pose, où les idées se connectent… pour mieux imaginer et construire le lendemain.

    Y a-t-il une rencontre, une date ou un moment qui a changé votre manière de voir le monde ?

    C.M. : Mon expérience à l’internationale a profondément changé ma façon de voir le monde. En travaillant avec des équipes locales, j’ai compris que ce qui semble évident dans nos modèles ne l’est pas ailleurs. L’adaptation, l’écoute et la co-construction sont devenues pour moi les vraies clés de la réussite. Depuis, j’essaie d’appliquer cette ouverture culturelle à mes fonctions de gouvernance : relier les points de vue, créer du dialogue et bâtir des solutions qui dépassent les frontières.

    Les œuvres (romans, films, expositions, séries, BD, musiques…) qui vous ont retourné·e ou que vous glissez volontiers dans les mains de vos amis ?

    C.M. : Ce que j’aime chez Sempé, c’est sa façon de représenter le monde du travail et de la société avec à la fois distance et bienveillance. Ses petits personnages perdus dans l’immensité des villes ou des organisations nous rappellent combien il est important, même dans les structures complexes, de garder de l’humanité, de la simplicité et une touche d’humour. Son regard m’invite à diriger sans se prendre trop au sérieux, à relier les gens plutôt qu’à les hiérarchiser.

    Mutation ou transformation : quel grand changement (sociétal, technologique, culturel…) vous semble le plus déterminant pour votre secteur ?

    C.M. : La mobilité internationale représente un enjeu majeur pour les établissements et organisations accueillant des publics venus du monde entier. Elle consiste à garantir des parcours fluides et sécurisés, à accompagner l’adaptation culturelle et sociale, et à faciliter l’accès au logement, à la santé et aux démarches administratives. Elle s’inscrit également dans un contexte marqué par des tensions géopolitiques croissantes, qui peuvent fragiliser les trajectoires des étudiants et chercheurs, et interroger la liberté académique comme principe fondamental de circulation des savoirs. La mobilité internationale nécessite ainsi une coordination étroite entre acteurs institutionnels, académiques et diplomatiques pour assurer une expérience cohérente, inclusive et protectrice, tout en renforçant l’attractivité et le rayonnement des territoires à l’échelle mondiale.

    Une collaboration, un projet ou une initiative dont vous êtes particulièrement fier·e ?

    C.M. : J’ai eu l’opportunité de travailler sur les nouveaux modèles économiques liés à l’ouverture du réseau de téléphonie à des opérateurs tiers, un tournant majeur qui a profondément transformé le secteur. Cette expérience m’a permis d’explorer les mécanismes de la régulation, de la concurrence et de la cohabitation entre acteurs historiques et nouveaux entrants — autant de dynamiques qui posent les bases d’un écosystème plus ouvert et innovant.
    Cette expérience m’a confortée dans une conviction : la réussite d’un projet repose autant sur la capacité à repenser les modèles existants que sur celle de créer des passerelles entre acteurs, cultures et objectifs divergents.

    Votre manière d’innover : comment cultivez-vous la curiosité ou la créativité dans votre quotidien professionnel ?

    C.M. : Je crois profondément à l’innovation nourrie par la diversité des approches. Ouvrir des chemins nouveaux. Je m’inspire de ce qui se fait dans le conseil, la culture ou les technologies innovantes pour nourrir nos façons de travailler et stimuler la créativité. J’encourage chacun à essayer, à expérimenter, à avancer pas à pas : ce sont souvent les idées audacieuses, celles qu’on ose tenter, qui transforment réellement les projets.

    Une personnalité ou un courant de pensée qui influence votre manière de voir le monde du travail ?

    C.M. : Carlos Acosta, pour sa trajectoire hors norme et sa détermination à rendre la danse accessible à tous. Son parcours raconte la puissance de la passion et de la persévérance, mais aussi la conviction que l’art peut être un vecteur d’émancipation et de lien. Il me rappelle que le mouvement, au sens propre comme figuré, est au cœur de toute transformation.

    Vous faites partie de L’ADN Le Shift, ce think tank un peu hors-norme : qu’avez-vous envie d’y trouver, ou d’y apporter ?

    C.M. : Ce que je peux apporter aux secteurs en profonde évolution — comme la santé, portée par l’innovation, ou l’assurance, en pleine redéfinition de ses modèles —, ce sont les expériences que j’ai accumulées dans des environnements très différents, aussi bien aux côtés de dirigeants qu’en tant que dirigeante. J’y ai développé une vision transversale, une capacité à relier les acteurs et à fédérer autour de projets porteurs de sens.
    Et ce que ces secteurs peuvent m’apporter en retour est tout aussi important : ils croisent technologie, impact social et enjeux humains, autant de dimensions qui stimulent ma curiosité et ma volonté d’apprendre. J’ai envie d’y confronter mes pratiques à d’autres façons de penser, de m’inspirer d’énergies nouvelles et de partager ce que j’ai construit jusqu’ici. Les échanges avec les équipes et les dirigeants nourrissent ma réflexion.

    Votre ambition ou vos rêves pour demain : quel impact aimeriez-vous avoir sur votre organisation, votre secteur ou la société ?

    C.M. : Mon ambition pour demain, c’est de continuer à faire grandir les personnes et les projets. Être dirigeant, c’est pour moi créer les conditions de la confiance, donner du sens et ouvrir des perspectives — pour les équipes comme pour la société. C’est aussi continuer à découvrir de nouveaux secteurs, d’autres cultures et des organisations différentes, pour nourrir ma vision et rester en mouvement, curieuse et ouverte sur le monde.Enfin, si vous deviez résumer votre raison d’être en une phrase, une maxime, une réplique culte ou même une punchline… Ce serait ?

    Enfin, si vous deviez résumer votre raison d’être en une phrase, une maxime, une réplique culte ou même une punchline… Ce serait ?

    C.M. : Apprendre des autres, relier les mondes et grandir ensemble — c’est ainsi que nous faisons émerger ce qui devient possible.

     

     

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