Portrait de Virginie Berçot, Global Brand Director, AXA SA

    Virginie Bercot

    Disruption par l’IA, crise de sens généralisée, guerre en Ukraine, démocratisation du travail hybride, transition démographique, urgence climatique, expansion de la cyber-menace, désinformation de masse…

    Pour donner à comprendre les bascules à l'œuvre dans les entreprises, le Club des Annonceurs nous raconte comment les transitions sont vécues... de l'intérieur.

     

    Virginie Berçot, Global Brand Director, AXA SA

     

     

    PERMANENCES

    Malgré la multiplication et la diversité des crises, qu’est-ce qui n’a pas changé dans l’exercice de votre métier ?

    Le monde change, évolue et de nouveaux risques émergent. Mais une chose ne change pas chez AXA, notre conviction que le futur ne devrait pas être un risque. Que chacun de nous mérite d’avoir confiance en son avenir, individuellement et collectivement. C’est le sens de notre signature de marque « Know You Can ». Les risques ont toujours accompagné les époques que nous avons traversées. En tant qu’assureur et investisseur, notre métier est d’anticiper et d’identifier les risques pour trouver de nouvelles solutions, plus sûres, plus justes et plus inclusives, permettant au plus grand nombre de vivre sereinement. C’est autant un devoir, une responsabilité qu’une opportunité. À nous de redoubler d’efforts pour y faire face et apporter de nouvelles solutions.

     

    RUPTURES

    Comment vous et vos équipes vous êtes-vous adapté à ces mutations ?

    En permanence, nous faisons face à des changements. Je voudrais ici en citer deux : la systémique et toujours plus grande célérité des risques ; le sentiment de découragement et d’impuissance de plus en plus d’individus et d’entreprises face aux risques. Ce n’est pas acceptable. Il n’y a pas de pire risque que celui de se sentir impuissant. « Agir pour le progrès humain en protégeant ce qui compte » est notre raison d’être. Cette raison d’être nous oblige. Elle nous oblige à bousculer le statu quo, l’immobilisme pour encourager à l’action. Sans être naïfs ou dans un optimisme béat, nous sommes résolument anti-fatalistes. Et cela nous oblige. À conjuguer le temps long et le temps court. À apporter des réponses sur notre cœur de métier et au-delà. À réfléchir toujours plus aux nouvelles modalités de l’assurabilité de notre monde comme par exemple investir davantage dans la prévention.

     

    RÉSILIENCE

    Quels sont les défis que vous voulez relever dans les années à venir ?

    Revoir et repousser les frontières de notre modèle assurantiel. Comment aujourd’hui protéger votre maison sans protéger la planète ? Comment protéger la planète sans protéger l’espace ? Comment protéger l’individuel sans protéger le collectif ?

    « Et si on ne voyait plus le futur comme un risque ? ». C’est l’appel que nous avons lancé en 2023. Parce que dans ce monde de crises, il y a deux façons de regarder les choses. Se focaliser sur le verre à moitié vide ou se focaliser sur le verre à moitié plein. AXA a fait le choix du verre à moitié plein. Le chemin est long. Il appelle à beaucoup d’humilité. Mais nous avons les moyens d’agir, de faire bouger les lignes.

    Et je suis particulièrement fière professionnellement et personnellement de notre dernière campagne mondiale sur les femmes. Si nous croyons au progrès de chacun et de tous, nous ne pouvons ignorer 50% de la population mondiale composée de femmes, malheureusement surexposées aux risques et sous-protégées. « Être une femme ne devrait jamais être un risque ». C’est le message que nous avons porté dans 15 pays. Pour interpeller et montrer comment AXA, au niveau global et local, est au travail pour trouver de nouvelles solutions pour toujours plus et mieux protéger les femmes.

     

    UNE IDÉE FOLLE

    Si vous aviez la possibilité d’imposer une nouvelle pratique, ce serait quoi ?

    La cohérence. Pas très sexy me direz-vous mais essentiel me semble-t-il. Dans ce monde où tout bouge en permanence et très vite, il est essentiel pour moi de garder un cap, de creuser un sillon et de ne pas changer de direction à la moindre turbulence, de céder aux sirènes de la dernière tendance.

     

    L’ANTI-PORTRAIT CHINOIS

    • Une tendance qui va faire pschitt : Ma source pour les identifier : « le Flash Mode » de Marc Beaugé.
    • La citation qui me définit le moins : Tout vient à point à qui sait attendre
    • Mon antihéros préféré : Jean-Pierre Bacri pour l’homme, l’acteur, le scénariste…. Fermez les yeux et pensez à : Le sens de la fête, Le goût des autres, Un air de famille… quelle humanité… quelle justesse dans le regard porté sur les hommes et les femmes.
    • Le plus bel échec de l’Histoire : « Le progrès n’est qu’une suite d’erreurs rectifiées ». C’est une citation de Gaston Bachelard. Elle me dit que de l’imperfection naît l’action qui permet le progrès. Et cela me va bien.
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