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Foodora : portrait de startup

Le 14 avr. 2016

Foodora a le vent en poupe : arrivée en France en avril 2015, la startup qui livre vos plats préférés en 30 minutes, fait état de 20 à 40% de croissance par semaine sur un marché qui représente 200 millions de chiffres d’affaires en France. ITW de Boris Mittermüller, DG France.

foodora a été créé en Allemagne en octobre 2014, par un groupe d’étudiants passionnés d’internet et de foodtech. L’idée est née de ce simple constat : « la plupart des gens ont de moins en moins de temps pour cuisiner et se déplacer dans un restaurant pour déguster un bon petit plat. Ce groupe d’étudiants a donc décidé de se lancer sur le créneau de la livraison de repas de qualité, ce qui, à l’époque, était judicieux : beaucoup d’argent était investi dans la foodtech, il n’était pas trop difficile de lever des fonds. », précise Boris Mittermüller, Directeur Général de foodora. « foodora a tout de suite pris en Allemagne, d’autant plus lorsque Rocket Internet est rentré au capital (2014-2015) : la startup a eu tout de suite les fonds dont elle avait besoin pour investir dans le marketing et se lancer ».

foodora est arrivé dans l’hexagone en avril 2015. Astucieux, puisque le temps consacré par les Français aux repas par jour est de 2 heures 22 soit 13 minutes de plus qu’en 1986*. De plus, 60% d’entre eux veulent dorénavant réduire leur consommation de plats préparés** : les scandales alimentaires ont créé la suspicion.

« Nous sommes présents en Europe, en Asie et au Canada ; mais il est vrai que la France et surtout Paris est un marché très attractif pour ce modèle, du fait de la densité de sa population, soit plus de 20 000 personnes au kilomètre carré. En comparaison avec d’autres métropoles, c’est énorme. La densité d’une ville comme New York en comparaison est de 10 000 personnes au kilomètre carré. C’est très important pour nous, car ce qui nous différencie d’Alloresto c’est que nous disposons de notre propre flotte de livreurs à vélo ou à rollers afin de réduire nos coûts opérationnels. Plus on a de clients sur une distance, plus c’est rentable pour nous. De plus, Paris est réputé pour sa gastronomie : c’est gratifiant de pouvoir travailler avec tous les bons restaurants de la capitale. », souligne Boris Mittermüller.

foodora, à Paris et à Lyon, livre les plats des meilleurs restaurants et ce, en trente minutes chrono. Le client passe commande via le site ou l’application dédiés, le restaurant reçoit la commande, la prépare et le coursier foodora vient la chercher pour la livrer. Le tout en 30 minutes chrono.  « Nous travaillons avec des restaurants qui, autrefois, ne faisaient pas de livraison. Après c’est un marché ultra local : il y a énormément de choses qu’il faut adapter à chaque fois qu’on s’ouvre à un pays ou une ville. La  première chose à faire est d’identifier les bons restaurants et un bon restaurant n’est pas forcément étoilé : ce qui nous intéresse c’est la notoriété du lieu, la qualité de leurs plats, le rapport qualité prix, et surtout leur capacité à préparer et livrer des commandes en temps et en heure. », précise Boris Mittermüller. « C’est un marché très concurrentiel, mais c’est surtout un marché en pleine croissance : d’une façon ou d’une autre, un bon concurrent est aussi un allié car c’est un marché qui se construit, qu’il faut éduquer à la fois le restaurateur et le client qui avait l’habitude de commander des pizzas et des sushis. Maintenant, celui-ci doit comprendre qu’il a le droit à des plats plus élaborés et de qualité et qui se livrent très bien. »

La foodtech est un marché en pleine croissance : 200 millions de chiffres d’affaires en France en 2016 et plus d’un milliard d’ici 3 ans. Foodora fait état de 20 à 40% de croissance par semaine et double le nombre de ses commandes tous les mois. La startup travaille avec 750 restaurants à Paris et 200 à Lyon ; 500 livreurs sur Paris et 250 sur Lyon. Le panier moyen est d'environ 30 euros. Une soixantaine de personnes travaillent dans la société, selon les chiffres énoncés par Boris Mittermüller. Depuis sa création, foodora  signe  des partenariats avec des restaurateurs de renom tels que Schwartz’s ou encore la Maison Fauchon Paris, Mme  Shawn, Big Fernand, la maison Dalloyau Paris...

Pour communiquer, foodora utilise tous les canaux : campagnes d’affichage dans le metro, publicité sur les taxis, street marketing, flyers, réseaux sociaux, partenariats… dernière action en date et qui a cartonné : la société propose à ses fans de leur livrer les menus emblématiques de leurs séries préférées pour « binge-watcher ». Des fameux ribs de House of Cards jusqu’aux nachos de Narcos… une opération destinée à supprimer tout temps de pause entre deux épisodes. Les livraisons House of Cards sont celles qui ont le plus fonctionné : les restaurants affiliés à cette série étaient notamment Shwartz's (7 avenue d’Eylau, 75 016  Paris), et Joe Bruger (49 rue Descartes, 75 005 Paris). Foodora souhaite réitérer l’opération.

 

 

 

*source : enquête Insee 2012
** source : enquête Kantar Wolrdpanel 2013

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