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Investissement : l’effet papillon

Le 20 sept. 2017

Elles s’appellent Enerbee et Techniwood. Deux sociétés aux parcours radicalement différents qui ont bénéficié de l’investissement d’EDF pour faire grandir leurs activités. Extraits de propulsions.

Enerbee : propulsé par les Prix EDF Pulse

Créée en mars 2014, Enerbee a développé un microgénérateur capable de fabriquer de l’énergie à partir de mouvements à faible force et vitesse. Innovation qui lui a permis de remporter le Prix EDF Pulse en 2015 dans la catégorie dédiée aux solutions intelligentes pour mieux vivre (Smart Living) avec un variateur de lumière qui, entraîné en rotation par le mouvement de la main, génère de l’énergie pour commander des lampes connectées, dont on peut actionner, augmenter ou diminuer l’intensité juste avec le mouvement de la main, sans pile, sans fil… sans rien !

Quelques mois plus tard, la start-up grenobloise développe une nouvelle innovation : Smart Vent. Cette ventilation utilise la rotation des hélices provoquée par le flux d’air pour générer de l’énergie. Comme l’explique Mathieu Mazuel, directeur de la stratégie digitale d’Enerbee, « nous utilisons ensuite cette énergie pour alimenter les capteurs de qualité d’air qui sont également disposés dans le produit. Nous mesurons ainsi la qualité de l’air extrait de la pièce avec des capteurs de flux, de température, d’humidité, de CO 2 , de composés organiques volatiles et de pression ». Cet objet connecté et autonome bénéficie toujours de la vague des Prix EDF Pulse deux ans après, comme nous confie le directeur de la stratégie digitale : « Je sens encore l’effet de cette récompense sur notre développement. Il nous permet notamment d’être conviés à de nombreuses manifestations comme Electric Days (événement pour les entreprises, organisé par EDF qui s’est tenu en janvier 2017) ou VivaTechnology à Paris pour présenter notre dernier produit auprès de responsables de l’innovation, de directeurs de départements, de managers de grands comptes… Après ce type d’événements j’ai en moyenne 100 à 200 personnes que je peux recontacter pour engager du business. » En plus du gain financier de 100 000 euros, c’est la machine du développement qui se retrouve bien huilée : « Ce Prix est un booster global : financier, notoriété, média, événementiel, relationnel… On ne peut qu’encourager les start-up à concourir à ce Prix qui ouvre un nombre de portes incroyable », conclut Mathieu Mazuel.

Techniwood & Electranova Capital : construire ensemble l’industrie du bois de demain

François Pelissier est un serial entrepreneur. Fondateur d’une société de conseil dans les technologies de l’information (NTIC) dans les années 1990, revendue à British Telecom, l’homme fond une entreprise dans le domaine des énergies renouvelables avant de la revendre à Engie en 2008. Il entreprend alors une nouvelle aventure dans le domaine de la construction. « J’ai créé Ecologgia avec l’ambition de construire des bâtiments à basse consommation et à énergie positive grâce à des matériaux biosourcés à base de bois », explique le cofondateur. Après une cinquantaine de projets, la société adapte sa stratégie pour aller plus en amont vers la préfabrication industrielle avec un triple objectif : performance écologique, énergétique et économique.
«  Le marché est constitué de plus de 2 000 PME d’une dizaine de salariés qui réalisaient 9 à 10 projets de maisons par an. Notre vision était de véritablement révolutionner l’art de construire et de réhabiliter à partir de solutions industrialisées en bois pour faire face à l’évolution inéluctable du marché vers des enjeux bas carbone, de nouvelles normes énergétiques... Le paysage de la construction va connaître des mutations très importantes impossibles à adresser avec une organisation artisanale de la filière bois. » L’entreprise décide donc de créer Techniwood en 2011 pour industrialiser qualitativement la construction en bois. S’ensuivent deux ans d’incubation pour inventer et implanter une usine innovante (25 innovations technologiques et 9 brevets internationaux) dont la fabrication est entièrement réalisée sur le sol français avec des partenaires locaux sur l’ancien site industriel désaffecté de Salomon.

En 2013, l’innovation voit le jour avec Panobloc®, un panneau dans lequel l’isolant est directement intégré au panneau bois de façon industrielle avec les menuiseries, les parements extérieurs, etc. De 2014 à 2015, l’entreprise entame son développement en démarchant les grands opérateurs de la construction et réalise une trentaine de projets. « Une période exaltante mais très complexe et difficile », déclare François Pelissier, « il fallait réaliser les premiers projets pilotes, gagner la confiance des donneurs d’ordres, fiabiliser l’outil industriel qui tournait à faible capacité, et assumer l’ensemble des coûts industriels, commerciaux et humains. » Depuis 2016, Techniwood entame la troisième phase de son développement en signant des projets emblématiques tels que la tour en bois de Bordeaux, le siège d’EDF en Aquitaine gagné avec Kaufman and Broad, le Triangle Eole Evangile du Grand Paris avec Bouygues/Linkcity, la réhabilitation de l’écocampus de LyonTech-la Doua avec Eiffage… Les perspectives s’éclaircissent pour la société.

« Pour arriver jusqu’ici, et tenir cinq longues années de développement, le soutien financier est crucial. D’autant plus que l’usine est à ce jour à 40 % de sa capacité comme la majeure partie de la filière bois en France », confie François Pelissier. Pour le cofondateur de Techniwood, « l’aide financière des banques est présente mais timide, et la France a tourné le dos à l’industrie depuis la fin des années 1980, le tout dans un marché de la construction très conservateur et une crise du bâtiment sans précédent qui dure depuis plus de sept ans. Avoir un partenaire financier solide est indispensable à la conduite d’un tel projet ».

Ce soutien, Techniwood l’obtiendra en partie du fonds Electranova Capital sponsorisé par EDF. 700 000 euros en 2014, 1,5 million d’euros en 2015, 3 millions d’euros en 2016, plus de 5 millions d’euros en 2017 pour la production de Panobloc® au sein d’un volume d’activité de 15 millions d’euros pour le Groupe Techniwood International. La courbe s’accélère et permet aujourd’hui à l’entreprise de viser le bénéfice pour 2019. Ce partenariat puise son origine dans des racines communes : environnement, défense de l’industrie, valorisation du Made in France, développement d’offres plus économiques… qui font d’Electranova Capital le principal partenaire financier de Techniwood avec 23 % du capital. Si la rentabilité à court terme semble aujourd’hui devenir la norme d’une finance et d’une économie accélérée, c’est paradoxalement le temps de l’accompagnement dans la durée qui semble redonner du sens à l’innovation.


A CONSULTER

electranovacapital.com/fr

enerbee

techniwood.fr


Cet article a été réalisé en partenariat avec le Groupe EDF dans le cadre des Prix EDF Pulse. L’énergie est notre avenir, économisons la !

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