Et si l'intelligence artificielle pouvait vous aider à retrouver le sommeil ?

Quand l’intelligence artificielle veille sur votre sommeil

Avec Microsoft
© fizkes / iStock

L’intelligence artificielle est de plus en plus utilisée en médecine. Santé et IA, le nouveau champ d’innovation de demain ?

Les données de santé explosent : données issues des appareils de monitoring, d’imagerie médicale, d’analyses biochimiques… mais aussi rythme cardiaque, tension et activité physique enregistrés par les objets connectés personnels. Avec toutes ces données, la médecine est un terrain de jeu tout indiqué pour recourir à de l’intelligence artificielle. De quoi façonne une nouvelle approche en matière de santé.

Vos paupières sont lourdes

Dans le cas du sommeil, l’expérimentation menée par le CHU de Nancy est particulièrement intéressante. Depuis plusieurs mois, le Laboratoire du sommeil du CHU s’appuie sur une intelligence artificielle pour intégrer des algorithmes intelligents à ses processus pré-diagnostic. Une manière de préparer en amont le travail des médecins chargés d'analyser la qualité du sommeil des patients.

Même endormis, nous produisons des données

Lorsque nous dormons, nous générons sans le savoir des milliers de signaux. L’activité électrique de notre cerveau, de nos muscles ou encore notre respiration fourmillent d’indications sur la qualité de notre sommeil.

Les signaux produits par l’activité du cerveau, comme la fréquence et la longueur des ondes cérébrales, sont détectés par des capteurs posés sur le crâne, puis complétés avec des vidéos prises pendant la nuit. Ils constituent un socle de données qui permet au technicien ou au médecin d’identifier lorsqu’un patient passe par les différentes phases de sommeil. C'est là qu'intervient l'intelligence artificielle.

Pas un diagnostic mais une classification essentielle

La première partie de l’analyse consiste à classifier le sommeil selon 5 grandes phases. Cette étape est faite soit par un technicien, soit par un médecin. Celui-ci fait environ un millier d’annotations sur le compte-rendu d’activité cérébrale. « Elle est importante et dure entre 30 minutes et 1h par patient, ce qui est long. On voulait voir si ce travail de classification pouvait être traité par une IA, pour déléguer cette tâche qui prend du temps à la machine et permettre aux médecins et aux techniciens de se concentrer sur des tâches à valeur ajoutée, comme le diagnostic » , explique Jean-Christophe Calvo, CHRU Nancy, Head of the territorial department of digital transformation and biomedical engineering.

Spoiler : oui. Et cela permet d'envisager de nouvelles applications pour l'hôpital.

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