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Robot journaliste

L’erreur est « bot-aine »

Le 28 juin 2017

Quand un robot-journaliste annonce un séisme de grande amplitude par erreur… C’est la panique en Californie !

Il n’est pas encore là, le jour où les bots pourront se passer de la vérification humaine.

Le Los Angeles Times en a fait les frais : le journal a mis au point un bot-journaliste capable d’annoncer les séismes grâce aux données fournies par l’USGS (U.S. Geological Survey). Petit hic, automatisme oblige, le Quakebot a été incapable de détecter une erreur de taille : à l’occasion d’une mise à jour de données, le bot a cru qu’un séisme d’une magnitude de 6,8 sur l’échelle de Richter allait faire trembler la Californie.

Le séisme en question a bien eu lieu… Mais 92 ans auparavant.

Quakebot n’a pas été capable de détecter que l’actualisation des infos sur le séisme n’en faisait pas un événement nouveau ; et a publié un article en conséquence.

Les plus critiques diront qu’on ne peut pas faire confiance à la machine. Les plus tradis qu’on ne peut pas faire confiance aux journalistes : le LA Times garantit une relecture de tous ses articles, y compris ceux qui sont rédigés par des robots. Mais dans la course à la primeur de l’information peut-on encore s’offrir le luxe de vérifier les faits ?

Bruno Patino, Directeur Editorial d’Arte, rappelait à l’occasion du colloque NPA Le Figaro que de plus en plus de newsletters « rapides » peuvent être produites de manière automatique. « Aujourd’hui, les salles de rédaction masquent l’intelligence artificielle, et les investissements se font en conséquence », confiait-il. Un constat qui crée de nouveaux (dés)équilibres : aujourd’hui, l’une des barrières à lever pour un média est la maîtrise de la technologie. « La digitalisation globale du secteur impose aux médias de maîtriser la grammaire de l’intelligence artificielle ».

Certes, mais une grammaire à conjuguer avec le jugement humain. Car une simple relecture aurait décelé l’incohérence du propos : si Quakebot a reçu une alerte, c’est que la date de l’événement avait malencontreusement été modifiée, et 1925 était devenu… 2025. Comme un petit air de Demain à la Une

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