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robot qui fait le ménage
© GettyImage

Ces futurologues qui pompent tout à la science-fiction

Le 14 déc. 2018

Depuis 2017, le site Earth 2050 de Kaspersky met en avant les prédictions technologiques de designers, de chercheurs et de futurologues. Si le projet d’exploration du futur est plutôt amusant, il semble recycler des idées issues d’œuvres, de séries et de films récents.

Life : le jeu vidéo qui simule une vie du début à la fin

Alexander Neumyvakin a imaginé une sorte de jeu vidéo immersif dans lequel les joueurs simuleraient une vie entière depuis la naissance, jusqu’à la tombe. Pour cela, les participants doivent d’abord être plongés dans un coma artificiel tandis qu’une machine reliée à leur cerveau lance une neuro-simulation en accéléré. En plus de s’amuser à jouer la vie d’une autre personne, cette simulation permettrait d’acquérir de nouvelles compétences ou connaissances. « Si la personne a joué la vie d’une personne étrangère par exemple, elle se réveillerait avec la connaissance de la langue de l’histoire et de la culture du pays dont était originaire le personnage », imagine Alexander Neumyvakin.

Notre verdict : cette idée apparaît dans un épisode de Rick et Morty. Dans ce dessin animé, l’un des personnages expérimente la vie de « Roy », humble marchand de tapis qui doit vaincre un cancer et qui termine mort après un accident d’escabeau.

 

Des virus informatiques qui se transmettent de cerveau en cerveau

Et si on améliorait notre cerveau avec la technologie ? C’est le postulat de départ du chercheur en sécurité informatique Dmitry Gavlov. Il estime qu’en 2050, la plupart des humains seront équipés d’implants directement reliés à leur cerveau. Les usages peuvent être très variés. Les plus jeunes par exemple pourront bénéficier d’implants de mémoire afin d’augmenter leurs capacités cognitives. Mais ces appareils peuvent aussi guérir les traumatismes crâniens, les séquelles d’AVC ou les maladies mentales. Cet avenir digne d’un film cyberpunk contient bien évidemment le revers de la médaille. Alors qu’il est actuellement possible de pirater des pacemakers, Dmitry Gavlov imagine des hackers pouvant implanter de faux souvenirs traumatisants ou bien encore effacer la mémoire des porteurs. Comme pour des ordinateurs, ces implants pourraient aussi servir d’hôtes à des virus qui se passeraient d’un humain à un autre, comme une maladie. Les pirates pourraient bloquer l’accès à certaines parties de la mémoire et même demander une rançon en échange d’un possible déblocage.

Notre verdict : on se demande si l’auteur n’a pas un peu trop regardé l’animé japonais Ghost in the Shell dans lequel des personnages se font aussi pirater la mémoire pour effectuer des actes d’espionnage à leur insu…

 

Les cyber-prothésistes vont remplacer les chirurgiens esthétiques

Vous avez envie de vous faire volontairement couper les jambes pour avoir de « belles prothèses » à la place ? Si vous êtes moyennement motivé, vos petits enfants pourraient tout à fait craquer pour cette nouvelle forme de chirurgie esthétique. D’après Anton Rainers, nous risquons de vivre une véritable « course aux armements » cybernétiques et esthétiques. Les actrices, les influenceuses ou les femmes riches pourraient avoir recours à des implants afin de sculpter leur corps à la perfection. Du côté des hommes, ce sont plutôt des armures en fibres de kevlar incrustées directement dans la peau qui pourraient être du dernier chic pour 2050. Bien évidemment, l’auteur imagine de possibles conflits entre les personnes augmentées et les « humains naturels » qui sont trop pauvres pour pouvoir se payer ces opérations.

Notre verdict : l’auteur est sans doute un grand amateur de jeu vidéo et plus particulièrement de la saga Deus Ex. Les joueurs y incarnent un agent de sécurité dont les bras ont été remplacés par des prothèses cybernétiques. Le monde dans lequel se déroule l’histoire est rempli de cyber-augmentations et de conflits sociaux entre les riches pouvant se payer ces dernières et le reste de la population. 

Parler à ses morts sous la forme d’une IA

Visiter un cimetière, c’est souvent triste et franchement ennuyeux. Voilà pourquoi Mersey Shelley, auteur de science-fiction, envisage la création de chatbots empreints de la personnalité des défunts. Ces derniers seraient nourris par l’ensemble des données produites par un individu avant sa mort et pourraient même recréer son apparence sous la forme d’un hologramme. Placé sur la pierre tombale du défunt, ce dispositif permettrait aux arrières-petits-enfants de découvrir les centres d’intérêt de leurs ancêtres.

Notre verdict : l’idée de « numériser » l’âme des vivants pour la conserver après la mort n’est pas nouvelle. Mais pour ce contexte précis, l’œuvre qui vient en premier est la série de Netflix Carbone Modifié diffusée en février 2018 ; la série imagine que la conscience des individus peut être contenue dans une sorte de disque interchangeable d’un corps à l’autre. Dans l’un des épisodes, les personnages font revenir leur grand-mère et téléchargent cette dernière dans le corps d’un gangster barbu.

Des robots avatars qui font le travail à notre place

Alexey Malanov, expert en malwares chez Kasperky imagine un futur où les médecins, les urgentistes ou les soldats du feu ne se déplaceront plus. Ces derniers seraient remplacés par des robots appelés Avatar, et disposés un peu partout dans les villes. Ces machines ne seront pas autonomes, mais pilotées à distance par des opérateurs humains équipés de lunettes de réalité virtuelle et de gants pouvant transmettre des sensations tactiles. Seules des personnes autorisées auraient le droit d’utiliser les avatars afin qu’ils ne soient pas détournés à des fins criminelles. L’idée et de pouvoir faire intervenir ces dernières en cas d’urgence de manière bien plus rapide que de vrais pompiers ou de vrais urgentistes.

Notre verdict : l’idée semble originale... mais ressemble toutefois à un obscur film de 2009 intitulé Clones. Dans ce dernier, Bruce Willis ne sort jamais de chez lui et vit sa vie au travers des yeux d’un robot qui lui ressemble (le même mais avec une moumoute). On ne vous en veut pas trop si vous avez oublié celui-là.

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