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Thomas Ollivier : « L’économie collaborative n’est pas l’apanage des startups »

KPMG
Le 11 sept. 2018

Économie collaborative, économie du partage, consommation participative... Où en est-on vraiment ? 

Alors qu'avant, on utilisait ces marqueurs de tendances pour les startups, Thomas Ollivier, responsable du développement et des partenariats B2B à la MAIF, pense qu'au contraire, l'économie collaborative n'est pas l'apanage des startups. 

Peut-on encore parler d'économie du partage en 2018 ? « Oui », selon le responsable. Cette tendance a vu le jour il y a une dizaine d'années. Mais aujourd'hui, « ce n'est plus un phénomène de mode, la sharing economy est rentrée dans l'âge de raison ». Les limites de ce modèle sont aujourd'hui bien connues. Il ne s'agit plus seulement de bons plans, comme il y a dix ans. Il est important d'aller plus loin pour proposer des modèles plus pérennes. 

L'économie collaborative est devenue un vaste fourre-tout

« Par des jeux de médias, on a souvent associé l’économie collaborative à des entreprises comme Uber alors même qu’elles ne s’en revendiquaient pas. Cela pose problème, car on peut difficilement mettre une coopérative de l’économie sociale et solidaire dans le même paquet qu’une société comme Uber.» Il est donc nécessaire, selon Thomas Ollivier de préférer l'appellation « nouveaux usages ». 

Ne pas confondre économie collaborative et gratuité

Peut-on pour autant parler d'économie collaborative pour les grands groupes ? « Il ne faut pas confondre partage et gratuité », explique le responsable. Par exemple, la mise à disposition d'un véhicule entre particuliers, c'est de l'économie collaborative, mais ce n'est pas gratuit pour autant. 

Toutes les entreprises peuvent proposer ce type d'offre

« L’économie collaborative n’est pas l’apanage des startups.» Pour Thomas Ollivier, de nombreux grands groupes s'y sont mis. Il évoque les pratiques du groupe Accor qui adapte ses services aux voyageurs pour proposer des solutions proches des besoins des baroudeurs. « Les nouveaux usages balaient l’ensemble des secteurs d’activité économique. C’est en cela que je dis que ce mouvement a atteint l’âge de raison », résume le responsable. 

Hybridation des services

La MAIF, spécialisée dans les métiers de l'assurance, mélange son savoir-faire à celui de startups. « Nous avons par exemple travaillé avec MesDépanneurs.fr pour soulager la frustration que ressentent les sociétaires dont les sinistres ne sont pas pris en charge ». La société travaille également dans une logique d'intrapreneuriat et finance des projets qui soutiennent la stratégie du groupe à travers deux fonds : la MAIF Avenir et MAIF Investissement Social et Solidaire. 

Les pratiques collaboratives, source d'inspiration

L'économie collaborative est aussi une source d'inspiration pour proposer de nouveaux produits. « On peut par exemple augmenter la prise en charge de sa guitare quand on part en vacances. C’est ce qu’on appelle l’assurance à la demande. » Côté conducteur, c'est la même chose : on peut assurer son véhicule au temps passé au volant grâce à un objet connecté à la voiture. La MAIF propose même une assurance collaborative : si à la fin de l'année, une communauté a eu moins de sinistres que ce pour quoi elle a cotisée, une partie des cotisations est remboursée. 

Pour retrouver l'intégralité de l'interview de Thomas Ollivier, rendez-vous sur HOW.


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