famille petite maison dans la prairie
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Ces start-up françaises qui réinventent l'agriculture en ville

KPMG
Le 20 nov. 2018

Vous ne les voyez peut-être pas, mais les serres agricoles ont envahi les grands centres urbains. Les nouvelles start-up de l'agrotech sont sur les rangs pour participer à la transition écologique, à coup de ruches sur les toits ou de champignonnières dans les caves.

Ceux qui pensent que l'agriculture n'a sa place qu'à la campagne se trompent lourdement. Que ça soit sur les toits des Galeries Lafayette, sous la coupole de l’Opéra de Paris ou sur les cimes de la Défense, le béton se fait peu à peu grignoter par les mini-fermes de fruits et légumes ou des stations d'élevage d'abeilles ou de poissons. La génération d’après-guerre cultivait ses potagers en fond de cour, les citadins d’aujourd’hui préfèrent jardiner à l’étage, mettant à profit les dernières techniques de plantation hors-sol. 

L'idée de rendre les villes autosuffisantes en aménageant des espaces agricoles intra-muros n'est pas vraiment neuve. En effet, les jardins de centres-villes devaient originellement permettre aux populations de s’approvisionner sur place, sans contraintes de transport. Cependant, la croissance démographique les a peu à peu chassé en périphérie. Heureusement, des chercheurs tels que Dickson Despommier de l’université Columbia se sont mis à réfléchir à des initiatives innovantes comme la « ferme verticale » (farmscraper), ce projet d’agriculture qui permettrait de produire en quantité des fruits et des légumes tout en exerçant la plus faible emprise au sol possible.

L'agrotech prend les rennes 

Ces projets deviennent réalité grâce à l’entrepreneuriat social et solidaire. Elles s’appellent Sous les fraises, Merci Raymond, La Boîte à champignons… Leur point commun : travailler main dans la main avec les acteurs du secteur privé, de plus en plus investis dans la transformation des villes. Bien au-delà d’un début d’autosuffisance alimentaire, ces boites recréent du lien social, renouent le dialogue ville-campagne, favorisent les projets pédagogiques, génèrent de nouveaux emplois locaux et luttent contre la pollution.

A présent, ces entreprises aident la naissance d'autres start-up. Le fondateur de Sous les fraises, a ainsi annoncé son intention de partager son expérience en se lançant lui-même dans l’incubation de jeunes pousses agritech. « Nous recherchons de véritables entrepreneurs auxquels nous souhaitons transmettre notre expertise » expliquait Yohan Hubert à La Tribune le mois dernier. L’objectif : accompagner les porteurs de projets agricoles pendant quatre ans avant de les laisser prendre leur indépendance. Le jeune CEO indique accompagner à ce jour 9 entreprises du secteur dans toute la France, certaines étant déjà rentables.

Greenwashing, vous avez-dit greenwashing ?

Ces start-ups de l’agritech forment aussi des partenariats avec des grands groupes afin de valoriser la culture organisationnelle, la responsabilité sociale et environnementale de l’entreprise (RSE) et le bien-être des employés. Ces derniers ont accès aux jardins cultivés, peuvent acheter les produits cultivés sur place ou même participer financièrement aux projets. Opération de greenwashing ? Quelle que soit l’intention de départ, les bienfaits sont réels, et quand 7 employés sur 10 se disent sensibles à la politique RSE de leur employeur – 90% la jugeant légitime pour œuvrer sur ce terrain – les entreprises auraient tort de se priver de ce moyen d’action.

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