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un homme noir avec le visage numérisé
© Milkos via Getty Images

Et si votre patron voulait vous payer en crypto-monnaie ?

KPMG
Le 26 mars 2019

55 % des femmes et 66 % des hommes français se disent prêts à percevoir une partie de leur salaire en crypto-monnaie. Dans le monde, la pratique a même déjà lieu ! En France, certaines boîtes s'y mettent mais se heurtent encore à différents freins fiscaux et juridiques.

Selon une étude réalisée par Qapa et Paypite, 55 % des femmes et 66 % des hommes en France se disent prêts à percevoir une partie de leur salaire en crypto-monnaie. Et les millennials seraient même plus enclins que leurs aînés à une rémunération en crypto-devise puisque 62% d'entre eux s'estiment prêts à demander ce type de salaire à leur entreprise. Pourtant, on n'est pas prêts d'y arriver. En France, le Code du travail stipule que le versement d'un salaire doit être fait en monnaie fiduciaire ou ayant cours légal en France.

« Le pays héberge Bitwage, une start-up d’Orange Fab, qui propose un service de paiement de salaires pour indépendants, utilisant bitcoin et blockchain, peut-on lire sur Hello Open World. La start-up toulousaine Talao - qui a récemment levé plus 60 millions d’euros en crypto monnaie - permet aussi aux entreprises de pouvoir recruter ses free-lancers de manière plus efficace en utilisant le jeton Talao basé sur l’Ethereum ». 

Depuis quelques années, la France tente d’établir une législation pour taxer les détenteurs de bitcoins. Des textes encore flous en raison de l’attente de règles européennes et internationales sur le sujet.

La pratique se démocratise dans le monde 

Dans le monde, de nombreux pays ont décidé d'intégrer totalement les crypto-monnaies à leur système. Au Japon par exemple - le pays représente aujourd'hui la moitié des échanges mondiaux en crypto-monnaie - l'entreprise GMO tente l’expérience du salaire partiel en bitcoins. En Suisse, KPMG (qui édite le média Hello Open World, ndlr) lui a emboîté le pas et propose désormais à ses employés de se faire payer une partie de leur salaire en crypto-monnaie. Un arsenal réglementaire a même été mis en place en Australie afin de renforcer la confiance du citoyen australien dans ces monnaies.

Et en France, c'est pour quand ?

En France, la démocratisation de ces monnaies virtuelles découle en partie de la prolifération de start-up françaises comme Coin house, Blockchain ou encore Partner Start-Up, bien qu'elles n'aient pas encore de valeur officielle. Leur encadrement fiscal et législatif semble être en cours d'élaboration, notamment avec le projet de loi Pacte. En 2018, une commission de l'Assemblée nationale présentait une disposition créant un cadre juridique pour les émissions de crypto-monnaies ou offres initiales de jetons (ICO) afin de favoriser ces nouveaux types de levées de fonds tout en apportant une sécurité aux souscripteurs.

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