lumières dans une forêt

Pixi, l’organisme numérique qui communique avec la forêt

Le 4 déc. 2017

Fasciné par les nouvelles technologies, le collectif WERC a donné vie à un artefact numérique capable de se fondre et de communiquer avec la nature sans intermédiaire humain.

Inspiré des modes de relation complexes qui existent dans la nature tels que « les nuées d’oiseaux et les bancs de poisson », le projet Pixi explore, via des techniques bio-inspirées, la façon dont un organisme technologique peut imiter l’esthétique de la nature tout en interagissant avec de façon harmonieuse.
Conçu à la manière d’un réseau neuronal et installé dans une forêt de la province de Drenthe aux Pays-Bas, Pixi est constitué de différents organismes autonomes (« les pixies » ou lutins en anglais), capables de faire leurs propres choix tout en établissant des connexions par ondes radios et signaux lumineux avec les autres organismes de leur « clan ». Chacun évolue donc seul, mais toujours dans une perspective d’intelligence commune. Instinct de survie oblige.

 

« Plus les individus s’intègrent au « clan », plus les modèles deviennent complexes et plus l'organisme communique et collabore intelligemment. », explique le collectif néerlandais WERC sur la page du projet.

Lumières rouges dans la forêt

Au cœur de l’organisme, un microprocesseur qui dicte à quelle fréquence, à quelle vitesse, et à combien d'autres Pixies un message doit être envoyé. Lorqu’un Pixi n’a pas reçu de message depuis longtemps, il peut initier le contact de lui-même sans intervention du collectif WERC, lequel « fournit seulement le cadre dans lequel les Pixies sont libres de s’exprimer ». Pas de scénario préprogrammé donc, seulement des signaux de lumière aux formes et aux intensités différentes, générés de façon parfaitement autonome.

 

Faisant partie intégrante du processus, la nature peut influencer ces signaux via différentes variables comme la température, l’humidité ou la présence d’hommes ou d’animaux à proximité.

Lumières rouges dans la forêt

"Nous sommes fascinés par le fait de transformer le numérique en quelque chose de physique, en modifiant ou en augmentant la réalité et en utilisant plusieurs médiums différents.", explique Olav Huizer, membre du collectif à L'ADN. "La plupart du temps, cela implique  le besoin d'apports naturels. Nous voyons la nature comme une base nécessaire face à l'abstraction des espaces numériques.", poursuit-il.
À l’origine conçu pour un festival de musique (Welcome to the Village), Pixi a finalement été subventionné de façon locale pour les quatre prochaines années, durant les mois d'octobre à janvier.

Si les projets d’habitats bio-inspirés se multiplient dans nos villes (le projet « Ecotone », récent lauréat du concours « Inventons la Métropole du Grand Paris » n’y coupait pas), rares sont ceux qui investissent et se fondent directement dans la nature !

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