Dating et pandémie : comment le Covid-19 a modifié les usages de la génération Z

Besoin de rencontres, toujours plus de vidéos et de l'authenticité à tout prix... Tinder dévoile les aspirations des Z en matière de dating après un an de pandémie. 

Après un an de pandémie, Tinder fait le bilan. L’application de rencontres dévoile une étude sur les usages au sein de sa plateforme en 2020, ils en disent long sur le futur et les mutations du dating. Une chose est sûre : la distanciation physique n’aura pas empêché les internautes de swiper. Dès le 29 mars 2020, l’application enregistrait plus de 3 milliards de swipes en une seule journée. Un record jamais atteint auparavant mais qui a ensuite été battu 130 fois en 2020. Retour sur trois grands enseignements de cette étude.

Faire des rencontres pas seulement amoureuses

À mesure que notre vie sociale se réduisait IRL, les swipes allaient bon train sur Tinder. Et pas seulement pour trouver l’amour. À la faveur de la pandémie, la plateforme de dating s’est mue en espace de rencontres en tout genre. C’est d’autant plus vrai pour la Gen Z qui représente la moitié des utilisateurs de Tinder. Ainsi, 40% des 18-25 ans se sont rendu sur Tinder pour rencontrer des « personnes nouvelles et différentes. » Pas forcément leur âme sœur.

Ce changement d’usage implique un intérêt grandissant pour la biographie, cette « vitrine de soi » utilisée pour mettre en avant ses centres d’intérêt. Pendant la pandémie, les Z ont mis à jour leur bio Tinder trois fois plus souvent qu’avant. Dans le top des sujets : les élections américaines et la série Netflix La Chronique des Bridgerton.

Le règne de la vidéo

Depuis le début de la crise du Covid-19, on a appris à faire des réunions sur Zoom et organiser des apéros sur Skype. Sans grande surprise, la vidéo s’est aussi imposée dans le dating. Sur Tinder, 50% des 18-25 ans affirment avoir utilisé la fonctionnalité Vidéo Chat au cours de l’année passée. Pour celles et ceux qui préfèrent un environnement plus bucolique, les rendez-vous virtuels sur Animal Crossing se sont démocratisés. Le jeu, sorti pendant la pandémie, est naturellement 30 fois plus mentionné sur Tinder que précédemment. Et le plus intéressant, c’est que même la réouverture des lieux physiques ne devrait pas faire changer les nouvelles habitudes des Z. 40% ont donc l’intention de continuer à utiliser la vidéo pour faire connaissance avec d’autres personnes post-pandémie.

Des bios à cœur ouvert

En nous poussant dans nos retranchements, la pandémie de Covid-19 nous a aussi poussé à plus d’authenticité. Une valeur chère à la jeune génération. Plus question de présenter une image lissée et rêvée de soi-même. Les bios du type « 1m90 de dépression et d’anxiété totale. Aime les ondes positives et les chatons » sont monnaie courante. L’anxiété est évoquée 31% de plus qu’avant la pandémie et souvent associée à un appel à la « normalisation ».

Outre la sincérité, les utilisateurs et utilisatrices de Tinder recherchent le contact dont la pandémie les a privés. Mais pas questions d’enchaîner les plans culs et histoire sans lendemain pour rattraper le temps perdu. C’est avant tout de l’affection physique que les Z recherchent. L’utilisation des termes « câlin » et « se tenir la main » sont en hausse de 23%. Et évidemment, le fait d’être vacciné devient un argument massif de dating.

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