Un tiers des télétravailleurs regrettent… les embouteillages

Deux mois et demi, c'est long. Et certains en viennent même à regretter le pire de notre quotidien d'avant.

Depuis l’annonce du confinement, le télétravail est devenu la norme dans de nombreuses entreprises. Alors que la France amorce la deuxième phase du déconfinement, le travail à la maison est toujours privilégié. Certaines entreprises françaises ont même sauté le pas du 100% télétravail. Emboîtant ainsi le pas à certains groupes américains qui y voient surtout un moyen de faire de grosses économies.

En télétravail, on regrette son patron, ses collègues et les embouteillages

En France, 62% des travailleurs à distance déclarent vouloir faire plus de télétravail après la crise. Mais bosser à la maison ne séduit pas tous les salariés. Une étude belge montre ainsi que certains aspects de la vie d’entreprise nous manquent. Ainsi, 2/3 des personnes interrogées se languissent de leurs collègues – qui pourtant nous énervent en temps normal - et de l’ambiance générale de l’open space. C’est sûr les afterworks sur Zoom, ça n’a pas la même saveur et c’est même un peu fatigant. 36% des sondés regrettent carrément de ne plus voir leur boss. Beaucoup plus inattendu, à force de rester à la maison, un tiers des salariés sont nostalgiques du temps passé dans les bouchons.

Garder le moral pour la suite

Mais ce qui pèse vraiment sur les télétravailleurs, c’est l’effacement de la frontière entre vie pro et vie privée. Ils sont ainsi la moitié à noter cette difficulté qui s’est imposée pendant le confinement. Car comme le rappelle Laetitia Vitaud, experte du futur du travail, la situation que nous avons vécue avec du travail à distance imposé dans l’urgence n’a rien à voir avec la réalité du télétravail. Retour au bureau ou pas, les sondés ont besoin d’optimisme et de bonnes nouvelles. Ils sont ainsi 87% à s’accorder pour dire qu’un état d’esprit positif va être déterminant pour surmonter la crise économique à venir. Au moins, tout le monde est d’accord.


Méthodologie

Le sondage a été mené début mai auprès de 650 actifs belges pour le compte de Tempo-Team, la branche de services en ressources humaines et filiale du groupe Randstad.

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