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Qui sont les déconnectés d'Internet?

Havas Media avec son étude "Unplugged - La France des Déconnectés" décrit une tendance forte : celle des français qui volontairement on fait le choix de bannir Internet. L'agence en établit les profils.

Selon Havas Media, à la fracture numérique volontaire, s’ajoute aujourd’hui une déconnexion choisie, dictée par une peur du réseau et des risques qui s’y développent (réputation, piratages..), ou une posture plus militante et anticonformiste. Une part minoritaire et croissante de la population ne se reconnait pas dans cette société ultra-connectée, et supporte mal la pression sociale qu’elle induit. Du coup, elle s’en éloigne et le fait savoir autour d’elle. C’est cette “France des Déconnectés” que les experts du département Etudes & Insights de Havas Média ont tenté de décrypter en zoomant sur 4 sous-cibles caractéristiques (Source : SIMM-TGI 2011 - CCA):

 

- Les « Minitélistes » : 2 056 000 individus, 4% de la population (15 ans et +).
Entre conservatisme et esprit méritocratique, ce groupe d’individus majoritairement âgé - 65 ans et + - n’a pas grandi avec Internet mais avec le Minitel. Ils privilégient les valeurs morales et spirituelles, et les relations des hommes entre eux et des hommes avec la nature. Ils maintiennent une consommation réfléchie et adoptent une grande méfiance envers un discours trop commercial. La technologie les rebute. Leur génération ne connaissait ni écran tactile, ni sans-fil. Si certain ont un ordinateur, c’est le plus souvent pour les mails ou les parties de cartes que pour le shopping online…

-Les « Exclus » : 1 914 000 individus, 3.8% de la population (15 ans et +).
Ce groupe est sous pression financière constante. Il doit arbitrer entre dépenses alimentaires et dépenses matérielles. Ces “exclus” ont pu être connectés à Internet dans un passé proche mais la crise en a décidé autrement. Ils ont dû y renoncer car trop cher dans le budget mensuel. Ils craignent de décrocher, notamment vis-à-vis de leurs enfants et ados, qui sont les seuls français de cette classe d’âge à ne pas pouvoir se connecter depuis chez eux.

-Les « Déconnectés 2.0 » : 1 724 000 individus, 3.4% de la population (15 ans et +).
Ils ont conscience de la situation privilégiée qu’ils occupent dans un monde tendu et stressant. Ils sont en quête de moments de déconnexion et n’hésitent pas à passer à l’acte : au revoir Facebook, bye-bye Twitter. L’épanouissement personnel est une question de choix: vie privée et vie professionnelle, liberté et rigueur militante, monde réel et société virtuelle. Il leur arrive de se connecter au réseau mais jamais très longtemps et par pragmatisme. Ils ne sont pas anti Internet mais ont appris à domestiquer la toile, ils veulent davantage de temps pour eux, et ont le sentiment de constituer de véritables pionniers.

 

- Les « Flippés » : 3 642 000 individus, 7.1% de la population (15 ans et plus).
Une cible bipolaire qui recouvre deux segments de population différents : soit des individus CSP+ qui sont conscients de l’utilité des nouvelles technologies mais se méfient beaucoup de la récupération et de la manipulation de leurs données personnelles. Ils sont militants et convaincus que de nouveaux Big Brother existent. Autre population inquiète et volontairement déconnectée, les foyers CSP- moins équipés et moins convaincus de l’utilité d’Internet. Ils vivent très bien sans être collé à leurs écrans et craignent de ne pas savoir filtrer la profusion de sollicitations et de nouvelles que le web charrie à chaque instant avec lui. Par prudence, ils ont fait un pas de côté.

 

  

 

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