Qu’est ce qui emballe les Européens

A force de packager toujours plus habilement, la valeur du produit s’évalue aussi bien par son contenu que par son contenant. Le salon de l’emballage, qui se tient du 22 au 25 novembre à Paris Nord Villepinte, fait paraître une étude menée en collaboration IPSOS : « Quelles sont les attentes et les perceptions des consommateurs européens en matière d’emballage ». Réalisée en septembre 2010 dans 6 pays (France, UK, Allemagne, Belgique, Italie et Espagne) auprès d’un échantillon représentatif de 6 150 personnes (1 000 personnes par pays), âgées de 16 à 64 ans.

 

Premier enseignement : Le principe de recyclabilité s’impose désormais comme une évidence. Il figure dans le top 3 des attentes, sur l’ensemble des pays interrogés.

 

En matière de « pratiques vertes », nous sommes face à une Europe à deux vitesses. Si l’Allemagne et la Belgique font, les latins aspirent. Les Belges sont les champions européens du tri des emballages vides tous matériaux confondus. Mais si l’Italie et l’Espagne ne font pas encore, ils se montrent les premiers à aspirer à des « pratiques vertes » : 34% pour l’Italie et 26% pour l’Espagne. De leur côté, les consommateurs Français occupent la situation la plus performante sur le sujet : non seulement ils trient, mais en plus, ils continuent à aspirer aux pratiques vertes (à 25%).

Chez les consommateurs Belges (20%), Allemands (16%) et Britanniques (16%), l’aspiration à ces pratiques est bien moindre, dans la mesure où elles sont devenues des réalités du quotidien.

 

La véritable innovation serait celle d’un emballage plus « juste » : réutilisable, en matériau végétal, avec moins d’emballage.

La contribution de l’emballage à la protection de l’environnement est devenue une réalité pour une majorité d’euro‐consommateurs sensibles aux alternatives qui leur sont proposées. Emballages réutilisables et systèmes de recharges sont les innovations les plus connues par 56 % et 54 % des euro‐consommateurs et essentiellement en Allemagne et en Belgique.

On constate également que les systèmes de recharges sont jugés comme des innovations moins enthousiasmantes que les emballages réutilisables (45% versus

53%) et que, si les emballages en matériaux végétaux sont moins connus (35%), ils enregistrent de l’intérêt pour l’avenir pour plus de 4 européens sur 10.

 

L’innovation technologique doit prouver un bénéfice clair et essentiel avant tout.

Les packagings portant un indicateur de conservation ou de pastille de couleur (par exemple, avec des puces indiquant la fraîcheur des aliments), l’emballage qui, après réchauffage au four, se transforme en assiette … représentent, en l’occurrence, des innovations enthousiasmantes (38% pour les premiers, et 22% pour les seconds).

A l’inverse, des emballages à codes permettant, grâce à son Smartphone, d’avoir accès à des informations sur Internet, ou des emballages ludiques permettant aux enfants de jouer virtuellement en 3D sur Internet sont jugés beaucoup moins enthousiasmants (15 et 10%).

 

Bonne nouvelle pour les marques : l’argument de la marque est le 2ème élément qui attire l’oeil en rayon

 

En ce qui concerne l’attractivité de l’emballage sur les linéaires de 2010, on constate que :

• Tous les européens se rejoignent. En tout premier lieu, ce sont les mentions «premiers prix » et/ou « offre spéciale » qui attirent le plus efficacement.

• L’argument de la marque est le 2ème point qui attire l’euro‐consommateur.

• En 3ème position, on retrouve la couleur du packaging : ce sont surtout les Anglais et les Allemands qui y sont sensibles, à l’opposé des Belges, nettement moins sensibles.

 

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