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Principales tendances du secteur des technologies en 2010

Le 14 juin 2011

Deloitte distingue les principales tendances du secteur des technologies en 2010.
Les « Technology, Media & Telecommunications Predictions 2010 » de Deloitte, qui entrent dans leur neuvième année, présentent les tendances émergentes dans le secteur des TMT devant marquer en 2010 les entreprises et les consommateurs. Elles sont le fruit des recherches sectorielles d'équipes dédiées de Deloitte Research, qui comprennent des entretiens avec des analystes et des dirigeants du secteur des TMT à travers le monde et s'appuient sur l'expérience pratique de plus de 6 000 spécialistes des TMT des cabinets membres de Deloitte.

 

« La poussée technologique ne faiblit pas en 2010, marquée par le souci d'efficacité économique et de réduction de l'empreinte carbone » résume Etienne Jacquemin, associé en charge de l'industrie TMT Deloitte France.

 

 deloitte_technology_predictions_2010.pdf

 

Plus petite qu'un netbook et plus grande qu'un smartphone : la tablette Internet arrive !
Les tablettes Internet ou « NetTabs » pourraient faire des émules en 2010. Ni trop grandes, ni trop petites et riches en fonctionnalités, les NetTabs, connectées en WiIfi, réseau mobile ou Wimax, semblent être une combinaison attrayante pour les utilisateurs dans le futur. Ces appareils comblent un vide entre les smartphones (trop petits pour regarder des vidéos ou naviguer sur la Toile) et les Notebooks, eBooks et autres PC ultra-minces qui sont trop lourds ou trop chers, et leur émergence pourrait affecter le marché des terminaux de type eReaders, qui ne disposent que d'une seule fonctionnalité.

 

Du point de vue des opérateurs mobiles, les subventions accordées pour l'achat de ces terminaux plus coûteux pourraient grimper et si le succès commercial est tel qu'attendu, ils pourraient être tentés de concentrer l'usage des NetTabs sur les réseaux Wifi afin de limiter la demande en capacité réseaux mobile résultant du développement des usages facilités sur ces NetTabs.

 

 

La loi de Moore est toujours d'actualité en 2010
Contrairement aux scénarios pessimistes, la loi de Moore devrait toujours être valable en 2010, et le traditionnel doublement du nombre de transistors dans un cm² de silicium tous les 18 à 24 mois ne devrait pas prendre fin, ni même s'infléchir en 2010. Ces progrès ne devraient pas conduire à plus de puissance, mais plutôt à puissance égale et jugée suffisante, à des coûts de fabrication moindres et des consommations d'énergie réduites. En effet, la croissance du marché des puces sera, en 2010, essentiellement liée au développement des ordinateurs portables ou ultraportables à bas prix, smartphones ou tablettes Internet pour lesquelles la performance est moins un critère d'achat que le prix et la consommation électrique.

 


Cloud Computing : en vogue, mais pas une vague
En 2010, le développement du Cloud Computing sera sans doute très supérieur à celui de la plupart des technologies, mais loin d'atteindre les prévisions les plus optimistes. Le chiffre d'affaires des « Cloud services » devrait croître de plus de 20% pour atteindre environ 70 milliards de dollars. Or, cette croissance devrait être plus forte auprès des consommateurs ou SME qui sont prêts à accepter des défaillances occasionnelles alors que les grands groupes et le secteur public accordent une plus grande importance à la sécurité et à la fiabilité à 100%. La croissance la plus forte est attendue dans les pays aux infrastructures réseaux développées et fiables (Amérique du Nord et Europe de l'Ouest). A moyen terme, le Cloud Computing devrait être adopté dans les pays émergents qui pourront ainsi compenser la faible base installée de hardware et software. En amont, le nouveau champ de bataille pourrait être celui des processeurs (prix / performance) avec un avantage considérable aux fournisseurs présents sur les marchés des processeurs de masse.

 

Les solutions « client léger » redeviennent à la mode : les infrastructures de bureaux virtuels concurrencent le PC
Cela fait plus de dix ans que l'on annonce « l'année du client léger » mais cette année, un contexte sans précédent milite en faveur de l'adoption d'infrastructures de bureaux virtuels au sein des entreprises.  Les politiques de réduction de coûts, d'économie d'énergie, de sécurité et de productivité individuelle entraîneront en 2010 la migration de plus d'un million de postes de travail vers un modèle informatique basé sur les ordinateurs « légers » et vers des applications et une puissance de traitement centralisées.

 

Sur les cinq prochaines années, le nombre de « clients légers » devrait atteindre 10% du parc d'ordinateurs des sociétés, la majorité des grandes et moyennes entreprises envisageant de migrer vers une infrastructure de bureaux virtuels. Les « clients légers » permettent des économies directes en minimisant l'assistance informatique et en rendant celle-ci, ainsi que la maintenance, plus efficaces, tout en réduisant les coûts du matériel et les redevances de licence. L'infrastructure de bureau virtuel présente également des avantages moins tangibles : mobilité, productivité, sécurité, diminution des coûts immobiliers, économies d'énergie. Les responsables du déploiement des « clients légers » devront sans doute convaincre les salariés de renoncer à leurs lecteurs de disques durs locaux, disparition qu'impliquent les formes les plus radicales de « clients légers ». 

 

 

Achats informatiques : la tête en bas
Dans le passé, les fabricants de matériel et de logiciels des technologies et des télécommunications vendaient leurs produits en ciblant le marché des entreprises et plus précisément les gardiens du temple que sont leurs services informatiques. Mais, dans un revirement du modèle économique traditionnel, les grands fabricants tendent de plus en plus à diriger leurs technologies d'abord sur les consommateurs et non plus sur les entreprises.

 

En 2010, les décisions en matière d'achat d'un bon nombre d'entreprises seront sans doute davantage fondées sur les préférences des salariés. La montée en puissance des « pro-sommateurs », consommateurs qui achètent un téléphone à des fins à la fois personnelles et professionnelles, devrait inciter de plus en plus de sociétés à permettre à leurs salariés de choisir leurs propres équipements ou a minima de mieux intégrer aux réseaux de l'entreprise des terminaux sélectionnés par leurs collaborateurs.

 

Les fournisseurs dont la clientèle est principalement constituée de sociétés devront modifier leurs techniques de vente, celles-ci s'adressant, à l'origine, à des acheteurs monolithiques dont les préoccupations étaient à l'échelle de leur entreprise. Les services informatiques devront devenir plus flexibles, mais les meilleures pratiques auront toujours cours, comme l'effacement des données des appareils des salariés démissionnaires. 

 

 


Les technologies propres sont de retour, mais l'énergie solaire reste dans l'ombre
Après le quasi effondrement boursier de l'industrie des technologies propres pendant la récente crise économique, les mesures de relance des Etats et l'intérêt des investisseurs lui ont permis de se redresser de manière spectaculaire : hausse de 75% de l'indice CleanTech de la Bourse de New York par rapport à son point le plus bas en juin 2008. 

 

Les différentes spécialités ont toutefois bénéficié de façon inégale de cette embellie et les perspectives de la technologie solaire dominante, à savoir les modules photovoltaïques au silicium cristallin (PV C-Si), sont moins brillantes pour 2010 et 2011. 

 

Les modules PV C-Si seront en surcapacité (seulement 25% de la capacité installée sont utilisés), suite aux investissements réalisés sur incitation des Etats avant la crise de 2008 et compte tenu du rythme soutenu d'investissement en Chine et aux Etats-Unis actuellement.

 

Du fait de la crise économique, le prix des énergies conventionnelles est inférieur aux prévisions, et certains promoteurs de sites de production de PV C-Si voient les délais de retour sur leur investissement se maintenir entre 15 et 20 ans. A court terme, les consommateurs et les services de proximité profiteront de la chute des prix des PV C-Si, et ceux dont l'horizon d'investissement est à long terme sont promis à un avenir ensoleillé.

 

 

Du gris au vert : la technologie réinvente le ciment
Un secteur industriel, largement ignoré dans la chasse aux émissions de CO2, peut apporter une contribution précieuse : le ciment. Vecteur essentiel de croissance économique, sa production représente environ 5% des émissions mondiales de CO2 (environ le double du secteur aérien).

 

Des tentatives ont été faites pour développer un ciment à faible émission de CO2, qui combine le ciment traditionnel et des sous-produits, et les émissions de CO2 issues de la production de ces ciments seraient nettement inférieures à celles issues de la production de ciment traditionnel. Des recherches sont également menées pour développer un ciment basé sur les silicates de magnésium, ayant des propriétés absorbantes de CO2.

2010 devrait voir la création de la première cimenterie, en laboratoire, dont le bilan carbone est négatif, le déploiement à l'échelle industrielle étant attendu en 2011.

 

Le bilan économique de ces nouveaux ciments ne devrait pas être inférieur à celui des ciments traditionnels, il pourrait même être meilleur car la quantité de ciment produite à partir d'une tonne de matière première pourrait être supérieure, du fait du volume de CO2 absorbé durant le processus de production. 

 

 

 

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