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Les français parlent ils bien ou mal de leur entreprise sur les réseaux sociaux

Le 14 juin 2011

Hopscotch  et Viavoice ont présenté hier les premiers résultats de l’ Observatoire « Salariés et Médias sociaux ».

Quels sont les enjeux des employeurs face à l’utilisation massive par les salariés des réseaux sociaux ? Quel danger pour la réputation des entreprises et des utilisateurs de réseaux sociaux ?

Quelle est la marge de manœuvre des entreprises pour sauvegarder au mieux leur e-reputation?
Ils sont convaincus à 64% que les critiques des entreprises par leurs salariés seront de plus en plus répandues sur les réseaux sociaux.
Les entreprises sont donc face à un enjeu nouveau et majeur : la volatilité accrue de leur e-réputation du fait de l’expression de leurs salariés. Les plus jeunes sont aussi les plus convaincus que le phénomène va s’amplifier (78,4% des 18-24 ans).

 

Selon l’étude,  seulement 12% des salariés ont été sensibilisés par une charte ou un guide des usages des médias sociaux. Le secteur public est d’ailleurs en avance sur le privé : 18,7% des salariés du public déclarent être encadrés par des règles dans ce domaine, contre seulement 8,6% dans le privé. Pour Hopscotch, en matière de gestion de la réputation des entreprises, le recours à des sanctions juridiques contre des salariés supposés fautifs (propos erronés, excessifs, haineux, menaçants, injurieux, diffamatoires), même s’il est parfois justifié, ne peut se substituer à une politique de prévention. D’autant que le contexte juridique des médias sociaux est en pleine construction, donc instable. Et qu’une action juridique, même concluante, ne répare généralement pas les dégâts faits à la réputation de l’entreprise.

Aujourd’hui, 2.5 millions de personnes (15% des salariés) dans le privé parlent de leur entreprise sur les réseaux sociaux. Les hommes parlent plus que les femmes au sujet de leur entreprise (18,9% contre 11,9%).
Les jeunes salariés s’expriment davantage que leurs aînés (26,4% pour les 18-24 ans contre 5,8% pour les 50-64 ans), et les cadres plus que les ouvriers (21,1% contre 8,4%). Devoir de réserve oblige, l’étude révèle que les salariés du public sont plus discrets que ceux du privé (13,3% contre 16,6%).

Caisse de résonnance positive  pour l’e-réputation des entreprises, car plus des deux tiers (+67%) des salariés parlent positivement de leur entreprise sur les médias sociaux.

En revanche, un salarié sur cinq critique son entreprise sur les médias sociaux. Les salariés les plus critiques sont les 25-34 ans (32,9%), les moins critiques sont les plus jeunes (9,3%).
Pourtant, qu’ils soient cadres, employés ou ouvriers, du secteur public ou du secteur privé, les salariés sont à 86% conscients des enjeux et des risques de sanction.

 

Retrouvez ici l'intégralité de l'étude ici  1er-observatoire-hopscotch-viavoice-6-01-11.pdf
 

L'ADN - Le 14 juin 2011
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