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Les Français face aux dons

Défricher les nouveaux champs de la générosité, c'est aussi mieux comprendre les raisons pour lesquelles 30% des Français déclarent ne jamais donner d'argent aux associations humanitaires.
Une enquête de MédiaprismGroup révèle que 30 % de la population avoue être non-donateur et mais seulement 17% peuvent être considérés comme des irréductibles. 

67 % des non-donateurs seraient amenés à donner à une association s'ils recevaient une somme d'argent inattendue.

 

A l'occasion de la 4ème Journée Nationale d'information sur les Générosités, MediaprismGroup, a lancé en tant que partenaire de l'association France Générosité, une étude* portant sur le profil et les motivations des non-donateurs aux associations et fondations.

 

Au-delà des enquêtes déjà existantes sur la générosité des Français, MediaprismGroup a souhaité approfondir sa connaissance des non-donateurs et mieux identifier les freins au don en France.

 

En effet, même si 30% des Français déclarent être non-donateurs ,ils reconnaissent pour 90 % d'entre eux l'utilité des associations et fondations.

 

Les principales raisons de ne pas faire un don sont :  

- les doutes sur les usages faits des dons récoltés (87% des non-donateurs),

- le fait de ne pas avoir soi-même assez d'argent pour donner (76%)

- le fait de préférer garder son argent pour sa famille (70%)

 

L'enquête révèle par ailleurs que même si les valeurs des non-donateurs en argent sont davantage personnelles (famille, réussite professionnelle) et moins altruistes (générosité, intérêt général), ils contribuent à peu près de la même façon que les donateurs lorsqu'il s'agit d'accorder de leur temps ou donner des objets, des vêtements ou encore de la nourriture :

- 81 % des non-donateurs en argent déclarent donner des objets, vêtements, nourritures... et 22 % à accorder de leur temps en faisant du bénévolat.

- Quant aux donateurs en argent, ils sont 88% à déclarer donner des objets, vêtements, nourritures... et 32 % à accorder de leur temps en faisant du bénévolat.

 

Cependant, les non-donateurs déclarent à hauteur de 67 %  qu'ils donneraient à une association s'ils recevaient une somme d'argent inattendue. 

Les autres raisons qui inciteraient les Français à donner sont par ordre d'importance :

 

- si l'association communiquait régulièrement sur l'utilisation des fonds, sur l'avancée des travaux réalisés (58%)

- s'il s'agissait d'une association dont la cause les touchait personnellement ou quelqu'un de leur famille proche (58%)

 

 

2/3 des non-donateurs déclarent avoir été sollicités par des associations ou fondations et 87 % d'entre eux se souviennent du nom des dites-associations. La question est donc lancée : les associations et fondations actionnent-elles les bons leviers pour inciter les Français à donner ?

 

« 30% des français se déclarent non donateurs et n'envisagent absolument pas de donner dans les années à venir. Au-delà des deux raisons les plus citées sur « le ou va l'argent ? » et « le manque de transparence des associations » nous arrivons aujourd'hui a mieux comprendre le sens du « non-don ». Les non-donateurs se divisent en deux populations : « les irréductibles » qui ne franchiront pas la barrière du don et les « espoirs » qui sont finalement des donateurs potentiels avec lesquels les associations doivent apprendre a communiquer » déclare Frank Hourdeau Directeur Général Adjoint chez Mediaprism Group et précédemment Directeur de la communication et du développement pour Action contre la Faim et Directeur du développement de l'UNICEF France.

 

* Enquête online réalisée du 29 octobre au 3 novembre auprès d'un échantillon de 2.990 individus âgés de 25 ans et plus, échantillon provenant de la base de données d'Internautes de 18 ans et plus acceptant de participer au programme  d'enquêtes MediaprismGroup.

 

 

 

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