Les directeurs de la communication face aux media sociaux

Selon l’étude annuelle intitulée « The Rising CCO III », menée par le cabinet de recrutement Spencer Stuart et l’agence de relations publiques Weber Shandwick, 34% des Directeurs de la Communication (CCO) rapportent avoir dû faire face à une menace venant des media sociaux au cours des 12 derniers mois. Pourtant 33% admettent n’être pas préparés pour gérer celles-ci, considérant Internet comme un risque menacant fortement la réputation des entreprises et des marques.

Pourtant les media sociaux représentent selon eux à la fois la meilleure opportunité, mais également la plus importante difficulté. 54% d’entre eux considèrent le digital comme une des expertises les plus importantes de leur métier pour l’avenir. Les CCO à travers le monde se préparent à relever le défi : ayant déjà considérablement augmenté, passant de 28% en 2008 à 41% en 2010, la communication digitale devrait connaître la plus grande croissance d’activité au sein des services de communication dans les 12 mois à venir.

 

L’étude révèle que plusieurs outils pourtant essentiels en termes de communication et de réputation risquent d’être écartés en raison du contexte économique mouvant et des contraintes budgétaires.

Selon l’étude, l’évaluation des risques et la veille concurrentielle au sein des services de communication risque de perdre de l’importance dans les 12 mois à venir. En 2008, ces missions étaient perçues comme moins prioritaires, selon 22% des professionnels de la communication. Dans notre étude de 2010, elles sont tombées à la sixième place avec seulement 9% des répondants qui attendent une montée en puissance de celles-ci. Parallèlement, la responsabilité environnementale est de moins en moins perçue comme une donnée indispensable à la construction et au renforcement d’une réputation. Elle est en effet passée de 11% en 2008 à 4% dans l’étude de 2010.

 

En 2010, la perception des entreprises dans les media reste considérée comme le principal baromètre du succès des plans de communication, en passant de 75% en 2007, à 74% en 2008 et à 84% en 2010.

 

Virginie Achouch

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