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Le luxe d’expérience n'empêche pas la possession

L’achat de produits de luxe est de plus en plus perçu comme un investissement à long terme. 52% des consommateurs dans les pays développés et 61% dans les pays émergents définissent le luxe de cette manière.

Selon l’Observatoire International des Clientèles du Luxe* - World Luxury Tracking - ce chiffre a progressé sensiblement depuis 2007. Dans un univers instable où le sentiment dominant est celui de la fragilité et du caractère éphémère de toute chose, posséder des objets de valeur procure une forme de stabilité. Selon l'Observatoire, les produits de luxe expriment un savoir-faire susceptible de résister à l’air du temps et de passer l’épreuve du temps. 55% des clients dans les pays développés envisagent le luxe comme « une tradition, un savoir faire » (66% dans les pays émergents). Ce score est en nette augmentation depuis 2007 précise l’étude. Mais la raison la plus importante du désir de posséder aujourd’hui réside sans doute dans le plaisir que l’on ressent dès lors que l’on a trouvé l’objet qui nous correspond vraiment, souligne l'analyse de ces résultats. C’est une des évolutions majeures constatées depuis 2007. Le luxe est de plus en plus associé à l’expression « d’une personnalité, d’un style personnel ». Pour 61% des personnes interrogées, se différencier demeure important et la recherche de produits exclusifs sert un idéal d’authenticité individuelle. Les posséder devient un but en soi.

 

L’Association des Professionnels du Luxe, en partenariat avec Ipsos et Boston Consulting Group, ont par ailleurs proposé une analyse de la répartition de la consommation de Luxe au plan global à l’occasion du « Luxury Outlook » (conférence annuelle organisée par l’Association des Professionnels du Luxe en partenariat avec Ipsos et Boston Consulting Group).
Les chiffres publiés en 2011 montrent que le luxe d’expérience représente environ 35 à 36 % du marché global du luxe évalué à 1 100 milliards d’Euros, et si ce segment a cru plus vite que le luxe personnel entre 2009 et 2011 (9,7% v/s 8,5%), sa croissance est légèrement inférieure à celle du luxe d’ « investissement » qui représente autour de 45% du marché global et progresse de 10% sur la même période. L’expérience de luxe correspond à l'émergence de la location de produits de luxe, l’occasion haut de gamme et la croissance des marchés de l’expérience (spa, hôtellerie de luxe…), mais n’empêche pas la possession pour autant. L’étude révèle que 92% des personnes qui louent des produits de luxe en possèdent déjà. La location est au service de la possession souligne le communiqué, ainsi, en économisant sur certains biens (en les louant), on se donne plus de moyens pour obtenir d’autres biens. Car c’est bien là ce que l’on observe de plus frappant depuis 2007 : la convoitise est de plus en plus forte.

 

 

 

 

 

 

*L’Observatoire International des Clientèles du Luxe (World Luxury Tracking) a été lancé en 2007 en partenariat avec l’Association des Professionnels du Luxe et est reconduit depuis chaque année. Ce dispositif d’étude couvre 13 pays et interroge chaque année entre 5000 et 8000 personnes appartenant aux classes moyennes et supérieures de chacun des pays (Europe, USA, Chine, Brésil, Japon, Inde, Russie…).

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