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Le « baby-krach » des marques, Une étude Nomen, par Marcel Botton

Le 14 juin 2011

Le nombre de dépôts de marques, d'ordinaire en constante hausse, est aujourd'hui en baisse [1]. Un phénomène que l'on n'avait pas observé depuis 2003 et qui préfigure pour les années à venir un « baby-krach » des créations de marques semblable à celui de la crise de la bulle internet au début des années 2000.

 

La baisse semble particulièrement toucher les dépôts de marques dans le secteur des services d'assurances, d'immobilier et de la finance (classe 36) et de la construction/BTP (classe 37), autrefois parmi les plus dynamiques. Les produits cosmétiques et d'hygiène (classe 3) et les véhicules et leurs composants (classe 12) apparaissent également plus vulnérables à la crise. Les dépôts de marques alimentaires et de boissons (classes 29, 30, 32 et 33), ainsi que les services de loisirs (classe 41) semblent quant à eux relativement épargnés pour l'instant.

 

Marcel Botton, spécialiste des marques et président de Nomen, analyse les origines de ce phénomène : « En contexte de crise, les annonceurs lancent moins de nouveaux produits. Ils se recentrent sur des marques fortes et déjà existantes plutôt que d'en lancer de nouvelles. Un repli de circonstance, qui se ressent aussi dans le style des marques créées en ce moment, plus pragmatiques et rassurantes. Notre expérience nous a montré que les dépôts de marque sont un bon prédicteur à 6-12 mois de l'activité économique. Ils anticipent en effet les nouveaux produits à venir. En ce sens, nous avons des raisons de penser que le redressement économique industriel n'est pas tout à fait en ligne avec les indicateurs financiers.»

 

[1]Nombre de dépôts au premier semestre 2009 inférieur aux premiers semestres 2008 et 2007.

 

 

- Télécharger l'étude-       evolution-depots-marques.pdf  

 

 

 

 

 

L'ADN - Le 14 juin 2011

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