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L'Argus de la presse commente le bilan médias 2009

Le 14 juin 2011

Spécialiste de la veille et des études médias, l'Argus de la presse met à profit l'expertise de son pôle Etudes pour faire un bilan médiatique 2009. L'Argus de la presse fait ressortir les points forts de l'année écoulée, du domaine de la presse à celui d'Internet, en passant par celui de l'audiovisuel. 

L'année 2009 est un tournant dans l'histoire des médias, où les mots « mutation », « fusion », « développement » et « convergence » ont trouvé leur sens. Mais au final qu'est-il resté à l'information?

Aujourd'hui, informer n'est plus seulement dire mais surtout dévoiler, apporter, contribuer et ajouter.

Voilà toute la valeur ajoutée de notre métier, portée par cette expertise née il y a 130 ans à L'Argus de la presse, et qui donne sens à des valeurs clés : " repenser la communication à l'heure du triomphe de l'information et des techniques qui l'accompagnent "*.souligne Leila BERRACHED, Chargée de la Connaissance Média de l'Argus de la presse.

 

 

Tour d'horizon de la presse en 2009

Le retour de la presse féminine

En 2009, la presse féminine a connu un grand dynamisme, à son origine, le phénomène Grazia. En effet, le lancement, fin août, du nouvel hebdomadaire féminin a su « booster » le secteur. Les concurrents ont du réagir et trouver des solutions pour y faire face.

Ainsi de nouvelles formules sont apparues au sein de Femme Actuelle, Prima ou encore Pleine vie.

D'autres, comme Elle, ont choisi de baisser leur prix en kiosque.

Gala de son côté a non seulement changé de formule mais aussi lancé son supplément Gala style, et développe ainsi sa marque médias.

Il existe également un sensible enrichissement des contenus web de ces magazines, mais aussi la production de produits dérivés et la mise en place de partenariats.

 

La grande satisfaction est bien sûr venue des annonceurs qui ont profité de ce dynamisme et ont ainsi permis de réduire les effets de la crise publicitaire.

La presse féminine est moins touchée par cette dernière avec une chute de 14 % alors que l'on estime la moyenne à 19,5 % dans la presse**.

Un engouement qui donne des idées aux autres : le groupe Marie Claire annonce le lancement de son féminin hebdomadaire Envy pour 2010.

Grazia change la donne, dorénavant les titres de presse souhaitent devenir plus qu'un média de masse mais une véritable marque tout en véhiculant une philosophie. Les médias s'approprient les logiques stratégiques investies par les marques notamment en matière de marketing.

 


La presse quotidienne nationale fragile

La presse quotidienne nationale est la famille de presse la plus touchée.

Elle essaye néanmoins d'instaurer un nouveau rapport à l'information.

La baisse des recettes publicitaires a engendré la hausse du prix de vente (environ 0,10 €) des quotidiens tels que Le Monde, L'Equipe, Ouest France, ou encore Libération. La majorité d'entre eux l'ont accompagnée d'une nouvelle formule ou maquette.

De nouvelles sources de revenus sont apparues comme par exemple l'accès payant des sites médias impliquant ainsi un contenu plus exclusif.

Par exemple, Libération.fr propose de consulter ses archives, d'accéder aux Unes du quotidien depuis 1973, ou de vivre en direct l'élaboration du journal. Le Figaro propose déjà des exclusivités (lancement d'une formule premium sur le web) tel que WanSquare (service d'alertes financières à forte valeur ajoutée).

 

 

 

De bonnes ondes pour les radios

Les résultats d'audience confortent la place des radios généralistes, alors que les difficultés des radios musicales se confirment.

 

 

Résultats d'étude Catch up radio de Médiamétrie***

1. France Inter : 3,72 millions téléchargement

2. Europe 1 : 3,66 millions de téléchargement

3. France Culture : 2,01 millions de téléchargement

4. RTL : 2 millions de téléchargement

5. RMC : 1,06 million de téléchargement

 

 

En effet, la crise et la concurrence du MP3 ont eu raison des radios FM musicales qui attirent de moins en moins les jeunes populations. Ces dernières seraient davantage intéressées par les « talk » et les débats d'informations proposés par les radios généralistes.

 


Changement radical pour le média TV

La disparition de la publicité sur France Télévisions après plus de 40 ans aurait dû provoquer un séisme audiovisuel, tant en terme d'audience qu'en terme de revenus publicitaires.

 

L'audience des journaux télévisés du soir ne cesse de diminuer. Le problème des audiences résulte du modèle du journal télévisé qui doit être revu. Aujourd'hui, l'individu est informé tout au long de la journée. M6 a pris en compte ces nouvelles attentes lorsque la chaîne lance son « 19h45 » qui s'apparente plus à un magazine d'informations.

 

La fin de la publicité devait annoncer une nouvelle ère mais c'est finalement la TNT qui a modifié la donne. En 2009, l'audience des chaînes reprises sur ce canal a fait un bond de 4 points, pour passer de 14% de parts de marché en janvier, à 18% en décembre 2009****.

 

 

Le web cherche son modèle économique

En 10 ans, le web a considérablement changé les modes de communication et d'information.

C'est ainsi qu'est né le statut d'éditeur de presse en ligne mettant definitivement fin aux différences sans fondements entre éditeurs de presse et pure-players.

Les pure-players, ou encore les entreprises dont l'activité est exclusivement menée sur Internet, n'ont de cesse de chercher la formule qui leur permettra de s'installer sur le marché: Rue89, Bakchich et LePost ont fait le choix d'un accès gratuit et tirent l'essentiel de leurs revenus grâce à la publicité.

 

Ces derniers qui avaient massivement investi le Web dès 2006 Rue89, mediapart, etc. peuvent dorénavant s'appuyer sur un modèle économique viable grâce à une aide comparable à celle dont disposent les titres d'opinion et d'informations générales. Ce statut qui a vu le jour en octobre 2009, s'est vu doté d'un fond d'aide au développement d'un montant de 20 millions d'euros.

 

En France, 48% de la population âgée de 12 ans et plus, se connecte quotidiennement sur Internet.

Par ailleurs, le nombre d'internautes en 2009 a augmenté de 3 points par rapport à l'année précédente, et concerne donc 70% de la population française. Les offres ADSL et l'accès à la télévision par Internet gagnent du terrain : 25% de la population française est concernée, contre 17%

en 2008*****.

 

Sources :

* Dominique Wolton, « Informer n'est pas communiquer », CNRS Editions, 2009.

** Editeurs

*** Catch Up radio, Mediamétrie eStat, novembre 2009

**** Médiamétrie - Mediamat Hebdo

***** diffusion des technologies de l'information et de la communication dans la société française, le CREDOC (Centre de Recherche pour l'étude et l'observation des

conditions de vie)

 

 

 

Plus d'informations - www.argus-presse.fr

 

 

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