Advertisement
premium2Advertisement
premium1
premium1
actu_12049_vignette_alaune

La WebCampagne 2012 vue par le CSA

Le 17 févr. 2012

Les candidats à la présidentielle seront cette année bien plus actifs sur la toile. Normal, 35 millions d'internautes sont potentiellement présents et il serait dommage de les ignorer.

Comptes twitter, timeline Facebook, sites dédiés, application iphone pour François Bayrou, les candidats français à la présidentielle tentent une incursion "obligatoire" sur le digital. Ils ne sont pas encore au niveau d'Obama qui publie la semaine dernière sa playlist de campagne sur Spotify.  Le président américain est présent sur Tumblr, "Instagram", Google+ , Linkedin, Twitter, YouTube sans oublier une présence forte sur le réseau de Mark Zuckerberg. La population américaine étant plus vaste et mathématiquement plus connectée, cela expliquerait peut-être en partie l'avancée de la présence de Barack Obama sur les réseaux.

En France les internautes friands d'informations sur la présidentielle ne rechercheraient pas ce type d'information sur la toile. Selon l'observatoire WebCampagne 2012 du CSA, la pratique régulière d’activités en ligne liées à la politique apparaît être le fait d’une minorité d’entre eux : 57% ne pratiquent couramment aucune des activités testées, 30% de une à deux et seulement 13% trois activités et plus. La recherche d’informations sur l’actualité politique est  la pratique la plus répandue sur la toile (58%) mais seul un tiers des internautes (34%) le font plusieurs fois par semaine ou quotidiennement, une proportion équivalente ne le faisant jamais.

Si la quasi-totalité des internautes pratiquant régulièrement des activités politiques sur la toile y recherchent d’abord des informations sur l’actualité (91%), ils se caractérisent par leur propension élevée à endosser le statut de relais d’information, sans y produire majoritairement des contenus. Plus de sept sur dix (72%) transfèrent régulièrement à leurs proches des informations en lien avec l’actualité politique. Seuls trois sur dix commentent cette actualité sur leur blog ou site personnel (31%) et un peu plus de quatre sur dix le font sur Facebook ou Twitter (44%).
Les internautes politiquement les plus actifs sur la toile (13% des internautes)  six fois sur dix sont des hommes et  parmi eux une surreprésentation des plus jeunes et des plus âgés au détriment des classes d’âge intermédiaires (de 25 à 49 ans).

Politiquement, la majorité présidentielle semble distancée par ses opposants et manquerait par conséquent de relais et de contributeurs individuels sur la toile* : près d’un activiste sur deux se déclare en effet proche de la gauche modérée (45% exactement) contre 17% seulement pour la droite modérée. Ce déséquilibre se vérifie lui aussi dans la perspective du premier tour de l’élection présidentielle : les électeurs potentiels de François Hollande et de Marine Le Pen y sont nettement plus nombreux que ceux de Nicolas Sarkozy (respectivement 28%, 25% et 15% des internautes les plus actifs politiquement).

L’usage politique des réseaux sociaux par le grand public internaute demeure très limité en France. Selon l'institut d'étude, ils sont seulement 7% à commenter régulièrement l’actualité politique sur Facebook et/ou Twitter. De plus, seuls 6% déclarent être « ami » sur Facebook avec une ou plusieurs personnalités politiques. L’abonnement au compte Twitter d’une personnalité politique apparaît quant à lui encore plus marginal (3%). A titre de comparaison, l’abonnement à la newsletter d’un parti ou d’une personnalité politique apparaît plus répandu (8%).

Toutefois, les internautes politiquement les plus actifs semblent s’être approprié ces outils à des niveaux non négligeables, les premiers résultats de la WebCampagne 2012 laissant deviner leur statut de « early adopter » en matière d’internet politique : un cinquième d’entre eux (21%) sont « ami » avec une ou plusieurs personnalités politiques sur Facebook et plus d’un sur dix (13%) est abonné à la tweetline d’au moins une d’entre elles. Toutefois, ici aussi, le différentiel s’avère assez important avec l’abonnement à des newsletters politiques (37%).

Malgré ces indicateurs contrastés, Internet apparaît désormais parmi les deux premières sources d’information auxquelles les internautes font le plus confiance, sans toutefois menacer la primauté accordée à la télévision.
Avec 35% de citations, le web parvient à la deuxième marche du podium (derrière la télévision (44%) et devance désormais la radio (31%). Par rapport à la présidentielle 2007, le web enregistre une très nette progression (+14 points), laquelle semble s’opérer principalement au détriment de la presse écrite nationale.
Dans le détail, internet obtient ses meilleurs scores parmi les hommes (40% de citations contre 31% chez les femmes), les internautes âgés de moins de 35 ans (43% chez les 18-24 ans ; 40% chez les 25-34 ans contre 22% seulement chez les 65 ans et +). Les écarts sont en revanche minimes selon la profession des personnes interrogées.

Parmi les sources d’informations privilégiées sur la toile pour suivre l’élection présidentielle, les sites des grands médias et les portails internet occupent une place de choix, cités par respectivement 61% et 50% des répondants. Les sites « pure player » parviennent quant eux à capter près d’un quart des personnes interrogées qui déclarent y recourir parmi leurs principales sources d’information.

Enfin, le développement d’internet et des nouveaux medias numériques suscite des jugements contrastés quant à leur impact sur le débat politique. Un peu plus de quatre internautes sur dix estiment qu’il s’agit plutôt d’une bonne chose, près d’un quart expriment une opinion contraire et un peu plus d’un tiers considèrent qu’il est sans effet. En toute logique, la proportion de jugements positifs exprimés sur cette question s’avèrent d’autant plus élevée que les personnes interrogées* pratiquent plusieurs activités en ligne liées à la politique.

 

Outre ces résultats, jetez un oeil sur la cartographie de la blogosphère politique* réalisée par Le Monde et Linkfluence. Sur le blog politicosphère, Guilhem Fouetillou, cofondateur de linkfluence commente toutes les évolutions de cette cartographie depuis 2007.

L'ADN - Le 17 févr. 2012
premium2
premium1

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.