Internet nouvelle arme pour solliciter les dons

L’IFOP réalise une étude pour l'Agence LIMITE, sur les donateurs en ligne. Cette étude a été réalisée en France auprès d'un échantillon représentatif de la population française (méthode des quotas) et sur 25 associations françaises concernant le don par Internet et les donateurs en ligne, complétée par une analyse systématique de 100 organisations françaises faisant appel à la générosité du public via Internet et sur la place actuelle et à venir d'Internet dans les stratégies de collecte des responsables d'associations. 

 

Les résultats indiquent 23 % des Français e-donateurs, soit près d'un quart, déclarent donner en ligne à une association caritative ou une ONG, dont 7 % régulièrement et 16 % de temps en temps ; 26 % rarement et 51 % jamais. Contrairement à une idée reçue largement répandue, 34% des personnes déclarant donner par Internet ont plus de 65 ans. Les moins de 35 ans sont les moins représentés parmi ces Répondants.

 

Autre surprise, les e-donateurs réguliers ou occasionnels (23%) préfèrent faire un don pour soutenir une association ou une cause, plutôt que de donner dans des situations d'urgence.

 

84 % d'entre eux, soit plus de 4 Français sur 5, ont l'intention de redonner de l'argent sur Internet dans les 12 prochains mois, dont 23 % certainement (davantage les plus 50 ans et les donateurs réguliers).

 

Suite à leur don en ligne, 20 % seulement donnent significativement moins sous une autre forme de collecte (chèque, prélèvement automatique, espèces), notamment les moins de 35 ans, les personnes ayant un revenu mensuel de 1500/3000 € et les Franciliens.

 

84 % sont satisfaits des informations reçues en retour de leur e-don, dont 22 % très satisfaits. Une très nette majorité (89 %) a le sentiment que l'argent qu'elle a donné est bien dépensé et 54 % des e-donateurs déclarent ne pas avoir le sentiment d'être sur-sollicités.

 

83 % des e-donateurs ne recommandent jamais ou rarement de donner à une association au travers des réseaux sociaux.

 

La comparaison systématique réalisée mi novembre par l'Agence LIMITE a permis d'identifier les 25 associations et ONG qui ont une stratégie Internet exhaustive (accessibilité, référencement naturel et payant, transparence financière, interactions non financières, interactions financières, richesse et pertinence des contenus) et elle a été suggérée aux « edonateurs». Ceux-ci ont noté chacune de ces organisations afin de déterminer lesquelles, par leurs actions sur Internet, leur donnent envie ou les incitent à faire un e-don ou pas.

 

 

 

 

(La note 20 signifie que ce ce que fait cette association/ ONG sur internet donne envie ou incite à faire des dons sur internet, à contrario de la note 0).

 

 

Sur 50 associations françaises interrogées, une très large majorité constatent une augmentation de la part d'Internet dans leur collecte par rapport à 2008 et attendent une poursuite de cette augmentation en 2010. Quasiment toutes les associations qui ont répondu déclarent qu'Internet sera principalement utilisé pour prospecter et recruter de nouveaux donateurs en 2010.

 

En conclusion de cette étude, on constate que le montant global des dons augmente, mais le nombre de donateurs diminue. Internet est néanmoins un enjeu crucial pour les associations caritatives et ONG, car le coût d'acquisition d'un donateur sur Internet est 4 à 5 fois inférieur à celui engendré par les méthodes de collecte classiques et seuls 20 % des donateurs en ligne ont significativement diminué les autres formes de dons au profit d'Internet.

 

Néanmoins, une étude récente de France Générosités, réalisée sur la base des déclarations de ses organisations membres, constate que celles-ci n’ont enregistré que 1,9% de leurs dons par

Internet. C'est en-deçà de la moyenne indiquée par cette étude. Y a-t’il une contradiction entre le déclaratif des « e-donateurs » et leur passage à l’acte de don ?

 

Enfin, si les associations déclarent toutes vouloir investir sur Internet, elles devront faire face à une concurrence forte entre elles, mais également à une concurrence, au-delà du secteur

des associations caritatives, dont certains sont intrinsèquement performants sur Internet et vis-à-vis des internautes : Wikipédia, la Quadrature du Net, Wikileaks, Rue89, etc.

 

 

 

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