La fast fashion va bien, merci pour elle

Alors qu'on parle de consommation responsable, de recyclage et de seconde main, le marché de la fast fashion semble être au beau fixe.

Zéro déchet, collapsologie, flygskam, anti-gaspi… ces mots ont marqué l’année 2019. Urgence climatique oblige, la tendance était plutôt au green et au changement. Ah oui ? Parce que du côté de la fast fashion, le bilan est loin d’être à la décroissance.

Avec 20 % des rejets d’eau usées et 10 % des émissions de CO2 mondiales au compteur, le secteur de la mode fait partie des très mauvais élèves. Symbole de la consommation de masse, la fast fashion illustre à elle seule tous les problèmes d’une industrie. Et pourtant, dans le monde de la mode éphémère, tout va pour le mieux.

La fast fashion trébuche mais se relève sans problème

D’après RetailX, la fast fashion devrait représenter 10 à 20 % du marché total de la mode en 2019. Bien sûr, 2019 a connu la chute de Forever 21, géant américain de la fast fashion, qui s’est déclaré en faillite à la fin de l'été. En revanche, pour les plateformes de e-commerce, les indicateurs économiques sont dans le vert. Ainsi, le cours de l’action Asos finit 2019 à la hausse – malgré une grosse chute en juillet 2019. D’après VogueBusiness, le cours de l’actions Boohoo a presque doublé en 2019. Le groupe britannique qui possède aussi les marques PrettyLittelThing, Nasty Gal ou encore MissPap affiche une croissance de 38 % de ses bénéfices avant impôts par rapport à 2018.

Outre-Atlantique, même constat. La plateforme américaine Revolve a fait son entrée en bourse en juin 2019. Une entrée qui s’est suivie d’une chute de 40 % de son action. Qu’importe puisque Revolve affiche un bilan 2019 positif avec une croissance de ses ventes de 15 %.

La fast fashion est prête pour 2020

Et le pire dans tout ça, c’est que ça devrait continuer en 2020. Pour continuer à croître, les marques Asos, Missguided, PrettyLittleThing et Boohoo ont toutes noué un partenariat avec la solution d’affacturation Klarna, raconte VogueBusiness. L’entreprise suédoise permet aux consommateurs de payer seulement à réception des achats. Une façon d’encourager les jeunes avec peu de moyens de passer à l’achat. L’heure du köpskam, la honte de faire du shopping, n’a pas encore sonné.

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