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Musica.ly

85% des collégiens inscrits sur un réseau

Le 28 sept. 2017

Heaven dévoile le 2ème opus de son baromètre des usages des moins de 13 ans sur les réseaux. Comportements, plateformes, marques, influenceurs… Quelles évolutions depuis 2016 ?

« Le web social, ils sont tombés dedans quand ils étaient petits. », on ne vous apprend plus rien. Depuis, les moins de 13 ans n’ont de cesse de réinventer la façon dont nous utilisons les réseaux. Toujours invisibles aux yeux des marques - la majorité des médias sociaux ne leur permettant pas de s’inscrire avant l’âge de 13 ans – ces jeunes semblent appréhender les logiques de plateforme avec une aisance absolue, sans toutefois savoir différencier contenus utilisateurs et contenus de marques. Retour sur les évolutions de leurs comportements depuis 2016.
64 %
64% des 11-14 ans possèdent un smartphone – IPSOS pour Lagardère.

 

Si l’utilisation de la tablette (premier écran chez les 4-14 ans) préfigure dès leur plus jeune âge les usages qu’ils auront plus tard d’autres supports numériques, l’utilisation du smartphone reste majoritairement prééminente. Il est le symbole d’un accord tacite entre parents et enfants : les uns veulent pouvoir les joindre à n’importe quel moment, les autre meurent d’envie de se désolidariser un peu plus de la cellule familiale et de gagner en autonomie.

Depuis 2016, on dénote une extension du temps qu'ils passent sur Internet : 6 heures et 10 minutes. C’est le temps que les 7-12 ans passent à écumer le web chaque semaine, soit plus de 30 minutes par rapport à 2016 et 45 minutes par rapport à 2015 !

85 %
En 3ème, 85% des collégiens sont inscrits sur au moins un réseau.

 

« En CM2, tout l’école avait déjà Instagram. », c’est le genre de verbatim qu’a pu rapporter Heaven lors de ses discussions avec des membres du panel. La disponibilité d’un premier écran à la maison, l’envie de faire partie d’un groupe, de voir ses parents se connecter sur les réseaux… Autant de facteurs qui poussent ces jeunes à s’inscrire sur une ou plusieurs plateformes. Certains freins préexistent également et peuvent influer sur l’inscription des moins de 13 ans parmi lesquels : une certaine forme de sensibilisation au risque de harcèlement sur les réseaux ainsi qu’une prise de conscience réelle concernant la vacuité des échanges sur les plateformes.

En termes de réseaux plébiscités, rien n’a tellement changé. Snapchat reste numéro 1 chez les moins de 13 ans, tandis qu’Instagram et Facebook arrivent respectivement en deuxième et troisième position, Facebook tendant néanmoins à la baisse. Musica.ly arrive quatrième. Twitter suscite plus de débats mais reste malgré tout adopté par 30% des répondants, même s’ils n’en comprennent pas toujours le fonctionnement.

L’avènement de réseaux alternatifs qu’ils sont les seuls à connaître témoigne également de leur posture de pionniers en matière d’usages. On relève notamment la plateforme Giraf qui permet à ses utilisateurs de centraliser ses différents comptes pour gérer ses différentes présences en ligne, Sarahah, une app permettant de rendre anonyme l’envoi de certains snaps ou encore TBH, nouvelle app anti shaming qui pousse ses utilisateurs à se complimenter les uns les autres.

On s’interroge aujourd’hui sur le devenir de cette génération d’éventuels « Facebook nevers » : vont-ils totalement de détacher de cette plateforme dont ils n’ont guère besoin ?

YouTube addicts

C’est leur nouvel écran de télévision, LA plateforme avec laquelle ils ont grandi. En phase avec n’importe lequel de leurs centres d’intérêt, elle leur offre les contenus personnalisés dont ils ont besoin, et avec ces contenus, une quantité monstres d’influenceurs qui endossent, en ligne, « une posture de grand frère ou de grande sœur ».

De plus en plus prégnante, la tendance des #challenges devient une catégorie de contenus à part entière. Ice Bucket Challenge, Water Yoga Challenge, Charlie Charlie Challenge… les jeunes se testent dans la vie réelle et en diffusent la preuve en ligne. D’autres tendances comportementales propres à cette génération font de YouTube le berceau de nouvelles expressions : le ROOM TOUR (faire la présentation de sa chambre), le HAUL (faire la présentation de ses achats face-caméra) ou encore les MEET-UP (la rencontre organisée de Youtubeurs/influenceurs) en sont trois bons exemples.

HAUL
28 %
D’ici 2019, 28% des investissements publicitaires à destination des moins de 13 ans seront digitaux.

 

 

Si la récolte des données des utilisateurs de moins de 13 ans est interdite sans l’accord des représentants légaux, ces derniers sont forcément touchés par la pub sur les réseaux puisqu’ils s’y inscrivent en mentant sur leur âge. De même, leur désintérêt pour la question de la pub ou des data ne les poussent pas toujours à savoir différencier un post sponsorisé d’un post lambda. Sur YouTube en revanche, et en ce qui concerne leurs Youtubeurs préférés, leur clairvoyance est tout autre : « Je sais qu’ils font du placement produit, mais j’aime bien quand même !», peut-on entendre.

Plusieurs enjeux restent alors à venir, qu’il s’agisse de sensibilisation à la pub du côté des plus jeunes, ou de responsabilisation du côté des parents et des marques !


Méthodologie : données quantitatives apportées par l’Association Génération Numérique. L’enquête a été administrée en France sur 8 678 collégiens.

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