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Les BigBoss : du business, du networking, et du fun

Le 24 mai 2016

L’édition été des BigBoss se déroulera du 3 au 5 juin et réunira 300 dirigeants du digital dans un endroit encore tenu secret. Un rendez-vous créé par Hervé Bloch. Récit.

Hervé Bloch est un homme de passions. A 40 ans, il a réussi à les réunir (à peu près) toutes pour en faire son métier. Ses trois métiers pour être plus juste mais qui tous, sous différents formats, visent à activer des rencontres entre acteurs du marketing digital : Digilinx, une société de conseils qui met en relation annonceurs et prestataires, DGTV.fr une web TV qui réalise les interviews de patrons, et enfin une activité d’événementiel.

Une histoire de rencontres

En 2010, quand il crée sa société de conseil, le marché du digital est foisonnant. Les besoins  des annonceurs se développent, les prestataires se multiplient, et les rendez-vous business font fleurir les costumes gris, les plaquettes commerciales et les cartes de visites. Mais, il faut bien le dire : on s’y ennuie ferme, et on y vend peu. Hervé Bloch connaît déjà bien tout ce petit monde, mais l’idée des BigBoss ne germera que trois ans plus tard.

A ce stade, son enjeu reste encore de conforter sa notoriété et de prouver son expertise. Pour le faire, Hervé se lance dans l’écriture. Tandis qu’il entretient sa visibilité sur les réseaux sociaux avec succès, il fait paraître coup sur coup deux livres : « Les 7 pêchés capitaux du marketing digital » puis « Tout savoir sur.... l'Acquisition et la Fidélisation online ». Le second est constitué pour moitié d’interviews, et d’une autre réservée à la théorie et aux conseils. Et les retours ne tardent pas : « Tous les gens qui ont lu m’ont dit qu’ils préféraient les interviews. » Le constat est un peu cruel, mais Hervé retient vite la leçon : les patrons aiment entendre les conseils et l’expérience de leurs pairs. Du coup, il lance une web TV sur ce principe : des entretiens avec  des patrons du e-commerce, du retail  ou du e-tourisme. Bientôt, les patrons en question l’interpellent : Pourquoi ne pas créer un événement pour eux, avec eux et entre eux. Et c’est ainsi qu’un premier diner est organisé avec en guest star, Jacques-Antoine Granjon (fondateur de vente-privee.com). En off, Hervé lui confie avoir un vague projet : lancer, pour l’hiver prochain, un événement plus ambitieux, sur trois jours. Il n’en sait pas tellement davantage, mais il a déjà le nom : « Les BigBoss font du ski ». On est en mai 2013. Le soir du diner, sur scène, Jacques-Antoine Granjon le prend au mot et l’oblige à livrer quelques détails à la salle. « Je ne savais pas la manière dont j’allais m’y prendre, mais une fois la chose dite, je savais qu’il allait falloir que je la mette en place » raconte Hervé. Ce soir là, un dirigeant de Travelski est présent. Il a un problème de notoriété et une opération comme les Les BigBoss pourrait l’aider  à émerger. Il se propose d’en être partenaire et de prendre à sa charge la partie logistique. Les BigBoss saison 1 était né.

Les Big Boss, comment ça marche ?

C’est d’abord une question d’équilibre... et Hervé a appris à maitriser la recette : « Quand un événement regroupe trop de prestataires, les big boss ne viennent plus, et du coup cela n’est plus intéressant pour les prestataires non plus. Pour « Les BigBoss », nous appliquons une règle : sur les trois cent personnes présentes, nous devons avoir au moins 60% d’annonceurs, et un maximum de 40% de prestataires. Si on inverse, cela devient suffocant. »

Ensuite, pour qu’une rencontre se fasse, il faut réunir des personnes qui ont toutes les chances d’avoir des choses à partager. Logique. Au BigBoss, il n’y a donc que des patrons ayant un budget digital d’un minimum de 10 millions d’euros, et des prestataires ayant des offres solides, sur des enjeux tangibles, et Hervé s'assure que les expertises soient variées : du paiement, à la relation client, des marketplace, aux flux, de l’hébergement, aux plateformes techniques… Résultat ? Les BigBoss ont déjà généré plus de 22 millions de contrats.

Côté business donc, Les BigBoss ont fait leur preuve. Mais leur botte secrète ne réside pas là. La formule annonce : 100% business and fun, et ce n’est pas forcément 50% d’un côté – 50% de l’autre. C’est surtout un état d’esprit qui consiste à penser que les deux peuvent fonctionner ensemble. « Les BigBoss, c’est aussi une famille. Nous avons un côté clanique qu’on assume. Beaucoup de gens se sont fait là de vrais copains. En maillot de bain et en bottes de ski, tu n’es plus un grand patron. Tu redeviens juste un humain. » Et du coup, les plus fidèles poursuivent les rencontres, au delà des deux rendez-vous annuels de la session d’hiver et de la session d’été : les amateurs de théâtre ont fondé le « BigBoss Comedy Club », les musiciens, « le BigBoss Band »…

 

Un programme construit façon cocktail : 1/3 de business, 1/3 de networking et 1/3 de fun

Le vendredi, pas de doute, tout le monde travaille, et en deux temps forts, efficaces et ludiques, la partie est jouée.

Temps 1 : le speed dating. A la sortie de l’avion affrété pour eux, à peine débarqués dans le superbe hôtel 5 étoiles presque totalement privatisé, les participants sont réunis pour une séance en mode speed dating. Cinq minutes pour convaincre : c’est le temps dont jouissent les prestataires. « Court, mais suffisant pour marquer des points » a calculé Hervé. A la suite de cet entretien éclair, sur l’appli de l’événement, les annonceurs accordent une note à chacun : « 1 » pour « très intéressé », à « 3 » pour « pas du tout séduit ». Reste deux jours aux heureux élus pour poursuivre leur entreprise de séduction.

Temps 2, le Big Boss Idol. Pour redonner un coup de frais au passage obligé d’une remise de prix, Hervé est allé trouver son inspiration du côté de la « Nouvelle Star ».  Ici, la soirée ne cherche pas à cacher son côté promo : les prestataires vont montrer ce dont ils sont capables avec une vidéo d’une minute tandis que les big boss vont voter pour élire, en live, les trois meilleurs. Tout est consigné sur l’appli évidemment, ce qui permet, là encore, aux prestataires de savoir qui a pensé quoi de leurs offres…

A 21h30, une fois les prix remis, le programme bascule. A partir de là, Hervé va puiser dans une autre de ses passions : le goût de la fête. « Enfant, mes parents m’emmenaient au Club Med et je me suis beaucoup inspiré de la qualité de service et de l’esprit qu’ils ont créé. Pendant trois jours, les participants sont totalement pris en main et choyés, ils n’ont plus qu’à profiter du moment et à être totalement ouvert aux rencontres. » Et chacun peut choisir son rythme et sa manière. Les uns pourront aller courir, ou jouer en équipe aux Olympiades, les autres partir en excursions ou juste profiter de la piscine. Quoiqu’il en soit, tout est fait pour favoriser les rencontres et les échanges. « Les deals se signent le plus souvent sur ces deux jours qui ne comptent pourtant que des activités de détente. Une dirigeante présente à l’édition précédente y a choisi plusieurs de ses nouveaux prestataires. Elle a remarqué, après coup, qu’ils faisaient tous partis de son équipe aux Olympiades. » conclut Hervé.

Pour la prochaine édition, L’ADN sera pour la première fois partenaire. A cette occasion, Les BigBoss propose cette semaine à l’un d’entre vous de se joindre à la prochaine session – du vendredi 3 au dimanche 5 juin donc. Pour participer, il faut que vous ayez un budget de 10 M d'euros dans le digital et que vous occupiez un poste de direction. Pour répondre, cliquez ici.

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