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Une abeille pollinise une fleur jaune
© bettapoggi via Getty Images

Environ un million d'espèces vivantes sont menacées de disparition

Le 7 mai 2019

Alerte ! L'IPBES, organisation de l'ONU, vient de publier un résumé d'une étude à venir qui conclut que notre environnement décline à un rythme effréné.

Les chercheurs de l'IPBES, la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques, sont particulièrement préoccupés par un taux d'extinction « accéléré ». Environ un million d'espèces animales et végétales sont menacées de disparition, dont certaines d'ici quelques décennies. Ce taux est « des dizaines à des centaines de fois » plus élevé que la moyenne des 10 derniers millions d'années, selon l'IPBES.

Les animaux marins présentent un risque particulièrement élevé : plus de 40 % des amphibiens, plus d'un tiers des mammifères marins et près d'un tiers des coraux formant des récifs sont ainsi en danger. L'abondance moyenne des espèces terrestres indigènes a chuté de 20% et la plus grande partie de ce déclin a eu lieu depuis 1900.

La dégradation des terres a touché 23% de la surface de la Terre

Si on en doutait encore, les données du rapport indiquent que les humains ont des répercussions plus que conséquentes sur le reste de la planète. Plus d'un tiers des terres et près des trois quarts de l'eau douce sont consacrés aux cultures ou au bétail, et nos taux production actuels, ne sont pas viables. La dégradation des terres a touché 23% de la surface de la Terre, avec le risque de perdre des pollinisateurs essentiels, comme les abeilles.

400 « zones mortes »

Les zones urbaines ont « plus que doublé » depuis 1992, indique l'étude de l'IPBES. La pollution plastique a plus que décuplé depuis 1980, et jusqu'à 400 millions de tonnes par an de déchets industriels entent dans les océans. Résulat : la création de plus de 400 « zones mortes è qui, ensemble, recouvrent une superficie plus grande que le Royaume-Uni.

Un défis pour les états  

Atteindre les objectifs de biodiversité pour 2020, et les cibles pour 2030 semble donc compliqué. La France, qui préside le G7 2019, devra redoubler d’efforts pour être exemplaire aux niveaux national, européen et international et s’assurer que le G7 ne soit pas une coquille vide.

Pour Clément Sénéchal, chargé de campagne politiques climatiques et forêts à Greenpeace France, « Les pays membres du G7 – à l’exception des États-Unis – ont évoqué du bout des lèvres la nécessité de remettre à jour leurs objectifs climatiques. Nous attendons désormais que, dès cette année, les États rehaussent officiellement leurs engagements à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Ces réductions passent nécessairement par l’arrêt des subventions aux énergies fossiles : une réalité sur laquelle font l'impasse les conclusions de ce G7 Environnement ».

Le G7 Environnement, une initiative de coalition d’acteurs sur la lutte contre la déforestation s’en remet au secteur privé. Alors qu’ils reconnaissent leur obligation à agir pour mettre un terme à la déforestation, les États se contentent de promettre un soutien aux initiatives des multinationales, qui sont pourtant les premières acteurs responsables de la déforestation. 

Les pays du G7 ont également adopté la Charte de Metz sur la biodiversité. Mais pour l'association Greenpeace, « ces déclarations pleines de bonnes intentions sont rarement suivies d’effets car elle ne permettent pas de remettre en cause un modèle économique. » L'association demande donc des mesures fortes. « Les solutions sont connues : mettre un terme à la déforestation, sanctuariser 30 % des zones de haute mer d’ici à 2030, diviser par deux la consommation mondiale de viande et de produits laitiers d’ici à 2050. Pour parvenir à ces résultats, il faut cesser de subventionner les secteurs toxiques et réguler drastiquement les acteurs économiques et financiers », indique  Clément Sénéchal. À bon entendeur....

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