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2 enfants de dos sur un chemin se tenant par l'épaule
© Annie Spratt de Pixabay

Journée mondiale de l’enfance : « de la Convention aux Actes ! »

Le 20 nov. 2019

A l’occasion de la Journée mondiale de l’enfance et des 30 ans de la Convention relative aux droits de l’enfant (CIDE), 35 associations, ONG et collectifs engagés s’associent pour demander aux pouvoirs publics d'en faire leur priorité. 

La Dynamique « De la Conventions aux Actes » c'est une série d'actions autours des droits de l'enfant et un événement qui se déroulera la 20 Novembre 2019 à Paris. Le but ? Appeler les pouvoirs publics à mettre l’effectivité des droits de l’enfant au cœur de leurs priorités.

Pour que les droits de l'enfant deviennent une priorité

Le collectif a rédigé 12 actes autour de 8 thématiques (Protection, Education, Participation, Gouvernance, Justice, Précarité, Santé et Environnement) et propose 69 recommandations concrètes à l’attention des décideurs publics, pour faire avancer l’application de la CDE dans les domaines les plus critiques.

Pour le collectif, le constat est clair : notre pays n’est pas à la hauteur de ses ambitions en matière d’effectivité des droits de tous les enfants vivant sur son territoire. La preuve, un enfant sur cinq est en situation de pauvreté et beaucoup sont encore nombreux à souffrir de la privation de droits fondamentaux en matière de santé, de logement, d’éducation et de protection.

12 actes et 69 recommandations pour agir

Parmi les inquiétudes de la Dynamique figure l’éducation et la situation de vulnérabilité dans laquelle vivent certaines familles, tenant leurs enfants éloignés de l’école. De même, de nombreux enfants en situation de handicap voient également leur parcours scolaire entravé.

La justice pénale des mineurs est aussi un sujet de fortes inquiétudes. Plusieurs réformes successives l’ont progressivement rapprochée dans son fonctionnement de celle des adultes, en contradiction avec les principes de la CIDE et l’esprit de l’ordonnance de 1945. La Dynamique demande, entre autres, au gouvernement de réinvestir dans les dispositifs de prévention, de supprimer la possibilité laissée au juge d’écarter l’excuse de minorité et de restreindre de façon effective la détention provisoire des enfants et des adolescents.

Dans le domaine de la protection de l’enfance, la Dynamique pointe du doigt le fait que l’approche par les droits de l’enfant n’est pas suffisamment prise en compte bien que le respect des droits soit au coeur de la loi du 14 mars 2016 relative à la protection de l’enfant. Les droits restent aujourd’hui trop peu connus, notamment par faute d’intégration dans les cursus des professionnels, qui sont pourtant régulièrement au contact des enfants. 

En matière de santé, elle incite la sécurité sociale à rembourser à 100 % les soins dits secondaires pour les enfants (optiques, gynécologiques…) et à proposer, de façon homogène sur l’ensemble du territoire, des solutions d’accompagnement aux jeunes filles mineures pour la santé sexuelle et reproductive, et renforcer l’éducation affective et sexuelle.

Objectif « zéro enfant à la rue d’ici 2022 »

Alors qu'un diagnostic montre que 4 millions de personnes dont 600 000 enfants sont mal logés, les enfants exposés à la pauvreté, l’exclusion sociale et les discriminations sont les plus fragilisés. C’est pourquoi, la coalition se fixe pour objectif « Zéro enfants à la rue d’ici 2022 », en rendant par exemple effectifs les principes d’accueil inconditionnel, de continuité de l’accueil et de non remise à la rue sans relogement, particulièrement en ce qui concerne les familles déboutées du droit d’asile et les familles dont les enfants ont moins de trois ans.

La Dynamique a invité les pouvoirs publics pour une remise officielle de ces actes le 20 novembre 2019.

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