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Les Immersions digitales d'Accenture

Le 12 juin 2012

Pour la seconde année consécutive, Accenture a organisé la semaine dernière, dans ses locaux parisiens, l'exposition "Immersions digitales". Interview croisée de Charlotte de la Ronde, directrice de la communication d'Accenture et Julie Miguirditchian, commissaire de l'exposition pour Digiltalarti.

Il y a des entreprises qui font preuve d’avant-gardisme, surtout quand ces dernières offre un accès à la culture à son entourage. C’est le cas d’Accenture, entreprise spécialisée dans le conseil en management, technologies et externalisation, qui a organisé,  en ses murs,  sous l’impulsion de son agence Elan (et la complicité de l'agence Vaudoo),  la seconde édition d‘Immersions Digitales. Cette année l’exposition intitulée Natural/Digital réalisée par Digitalarti a plongé ses visiteurs dans le monde de l’art digital et sa rencontre avec la nature. Une exposition futuriste, interactive et véritablement très poétique faisant la lumière sur une sélection d’artistes très pointus.  Murs fleuris intelligents, plantes musicales et créatrices de microclimat… et si  la nature mariée au digital pouvaient faire rêver les urbains en manque de poésie que nous sommes ?

 

 DN: Pourquoi avoir crée l’exposition Immersion Digitales? Pour vos salariés?

Charlotte de la Ronde: Pas uniquement, ce serait dommage de la garder rien que pour nous, elle est tellement étonnante qu’il faut la partager avec notre écosystème, nos collaborateurs, nos clients, nos candidats avec notre réseau.

 

DN: Comment vous est venu l idée de créer cette exposition, qui est la seconde édition?

Charlotte de la Ronde: L'idée est venue d'une stratégie de communication que nous sommes en train de repenser chez Accenture, qui implique l'ensemble de nos collaborateurs, concerne notre bâtiment etc.. Et puis on a pensé un lieu, au premier étage de notre siège social, qui s'appelle l'happen space qui correspond vraiment à une stratégie d'entreprise. Il a pour fonction d'être un média social pour Accenture et l'ensemble de son écosystème. C'est un lieu qui a pour objectif de réunir nos collaborateurs, de décloisonner, d'échanger, de contribuer à  de nouvelles idées, de la transmission etc..

Notre marque Accenture dit « High performance, delivered », nous sommes toujours sur la notion de performance. On a donc imaginé pour ce lieu un certain nombre d'événements qui permettent de voir la performance sous un autre angle. De la performance scénique que nous organisons deux fois par an pour nos collaborateurs des soirées qui s'appellent des Happening ou des artistes émergeants viennent faire une performance scénique, humoriste, musicale. Une performance radiophonique puisque nous avons lancé, il y a bientôt deux ans, une Web radio interne pour nos collaborateurs. Elle prend vie une fois par trimestre pendant 24h.

On a rencontré Digitalarti qui nous a proposé de faire cette exposition et d'ouvrir ce lieu à l'art numérique et des performances artistiques. L'art numérique fonctionne plutôt bien avec Accenture, par rapport à nos problématiques digitales, nos objectifs et ce qu'on délivre chez nos clients. Nous avons donc réalisé avec Digitalarti l'année dernière pendant trois jours, l'exposition Immersion Digitales qui avait pour objectif de faire découvrir à nos cibles prioritaires ce qu'était l'art numérique. Il est vrai que cela a beaucoup surpris, on a tous été bluffé par cette exposition. Cela nous a permis d'être toujours sur de nouvelles formes de performances et des mouvements précurseurs comme l'art digital alors peu connu. Digitalarti nous a proposé de renouveler la collaboration cette année sur cinq jours. L'exposition était ouverte à l'ensemble de nos collaborateurs en journée, mais aussi pour quelques heures à leurs proches, en soirées à nos clients, et à nos candidats et les écoles avec qui nous travaillons en matière de recrutement. C'est une possibilité pour Accenture d'intéragir avec son réseau et de faire des rencontres. Nous avons également organisé pour le réseau « accent sur elles » (le réseau des femmes) une rencontre avec une des artistes et la commissaire d'exposition Julie Miguirditchian qui a montré la vision de l'art digital sous un angle un peu féminin.

 C'est vraiment une exposition qu'on valorise, qui se passe dans un lieu lancé maintenant il y a 18 mois et dont la vocation est de nous reconnecter à l'ensemble de notre écosystème.

 

DN : Pourquoi avoir fait le choix du thème de la nature cette année?

Charlotte de la Ronde: Tout simplement parce que chez Accenture comme dans d'autres entreprises, l'environnement nous est cher à l'égard des engagements sur le développement durable que l'on  peut avoir. Le 5 juin est la journée mondiale l'environnement, on a trouvé que l'idée d'aborder cette thématique était pertinente. L'objectif est d'avoir une stratégie d'ensemble qui est bien pensée. L'année dernière nous étions sur l'homme numérique.

Julie Miguirditchian : Le souhait de Natural/Digital était de faire perdurer ce lien entre réel et virtuel qui parle énormément à Accenture par le fait que tout se passe par le homeworking, le e-learning… c’était sélectionner des œuvres à la frontière du réel et du virtuel tout en définissant l’art numérique avec des medium variés comme la photographie, la sculpture 3D, des installations interactives tout autour de la nature. Natura/Digital explore quel serait notre rapport à la nature avec l’introduction des nouvelles technologies dans l’art ? Comment les artistes se réapproprient la nature, la détourne avec les nouvelles technologies, en travaillant à la fois sur le vivant avec des manipulations génétiques, le sensoriel avec Phonofolium qui est une œuvre qui joue sur le vivant, en intégrant des capteurs qui nous permettent de rentrer en dialogue avec les plantes. On a également l’accumulation du réel qui donne lieu à une certaine sensibilité avec l’œuvre de Samuel Rousseau « L'arbre et son ombre » ou on joue entre réel et virtuel par le fait que l’artiste donne une vie à cet arbre, à cet objet inerte par le virtuel tout en jouant sur la symbolique à la fois de la régénérescence de l’arbre qui a besoin de lumière, tout en simulant le Ying et le Yang. Ce qui m’intéressait c’était de contredire un peu le public qui a tendance à penser que l’art numérique reste froid, reste immatériel. On n’est pas dans une technologie froide, on est dans une exposition qui se veut immersive, interactive ou notre rapport à la nature, à l’art contemporain est tronqué par l’interactivité et la diversité.

 
DN : Finalement ne seriez-vous pas tenté de conserver certaines de ces œuvres indéfiniment?

Charlotte de la Ronde: Si on pérennise les œuvres, on casse le côté événementiel, alors que là on les surprend. Digitalarti nous a proposé des œuvres extrêmement intéressantes et qui sont très poétiques.

 

DN : Pouvez vous nous expliquer ce qu’est le artLab?

Charlotte de la Ronde: On a voulu avec Digitalarti faire vivre l'expérience de l'art digital et donc nous avons eu durant cette exposition, au 6eme étage dans notre service lounge, installé ce artLab divisé en trois pôles pour interagir un peu plus et mieux comprendre l'art digital. Les gens sont impliqués et comprennent encore mieux cet art.

 Julie Miguirditchian : Le artLab  est un laboratoire de prototypes artistiques.  C’est aussi l’endroit ou naissent le fruit de collaborations entre artistes et développeurs. Un des derniers exemples est la Radio 2067 réalisée par David Guez. Cet objet est une radio qui offre une nouvelle fonction celle de remonter le temps en tournant la ligne de fréquence des morceaux de musique des années 30/40…sont diffusées. Digitalarti a trouvé l’industriel « Tivoli » qui a permis de réaliser cette radio et le mettre en vente dans une série exclusive.

 

DN : Les entreprises font elles de plus en plus appel à l’art à l’image d’Accenture?

Julie Miguirditchian : J’ai fait le constat que de nombreuses entreprises s’orientaient vers l’art contemporain, notamment vers l’art numérique via un positionnement innovation, ce qui leur permettait d’avoir un positionnement à la fois avant-gardiste, pionnier, accompagnateur d’œuvres multimédia qui va pouvoir ensuite valoriser leurs produits. C’est ce qui nous sommes amenés à faire par le biais du Artlab. 

Avec Accenture, le but de la première édition était de fédérer du lien entre les membres de l’entreprise  d’où cette première thématique sur le partage et l’échange. Et l’intérêt pour Accenture de se tourner vers l’interactivité, l’art numérique qui joue sur la participation du spectateur dans l’œuvre. Le souhait de Natural/Digital était de faire perdurer ce lien entre réel et virtuel qui parle énormément à Accenture par le fait que tout se passe par le homeworking, le e-learning… c’était sélectionner des œuvres à la frontière du réel et du virtuel tout en définissant l’art numérique avec des medium variés comme la photographie, la sculpture 3D, des installations interactives tout autour de la nature  

Mon but est de créer des expositions clé en main sur différents thèmes comme le Temps, la Nature,  la Beauté par exemple, pour permettre aux marques d’avoir une résonnance.

 

Propos recueillis par Virginie Achouch

 

Pour découvrir le catalogue interactif de l’exposition c’est ici

 

 

credits photos: Maxime Schaal

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