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Gleeden censuré

Le 18 févr. 2015

Les publicités Gleeden.com censurées dans les Yvelines et les Hauts-de-Seine.

Gleeden.com a vu sa campagne d'affichage sur les bus censurée dans les Yvelines et les Hauts-de-Seine, notamment à Versailles et à Sèvres alors que la campagne avait été validée par le Jury de Déontologie Publicitaire et Média Transport.

Comme toute autre marque, Gleeden.com doit soumettre ses campagnes publicitaires à différentes instances qui statuent ensuite sur leur diffusion. Aujourd'hui censurée, la dernière campagne du site leader des rencontres extra-conjugales sur l'arrière de 2100 bus d'Ile-de-France du 27 janvier au 9 février 2015, a été validée et a obtenu son droit de diffusion par le Jury de Déontologie Publicitaire et Média Transports.

Quelques jours avant la fin de la campagne, Média Transports a informé - sans autre forme d'explication - la société Gleeden.com que plusieurs villes d'Ile-de-France (Poissy, Rambouillet, Saint-Germain, Chatou, Conflans, Versailles, Sèvres) avaient demandé le retrait des affiches suite à des plaintes d'usagers. Entre autres, le collectif catholique les Précurseurs - proche de la Manif pour Tous - a créé une pétition contre la campagne d'affichage du premier site de rencontres pour personnes mariées et a contacté les sociétés de transports par emails et via Twitter. Près de 8 réseaux de bus dans les Yvelines et les Hauts-de-Seine, tels que Kéolis et Transdev, ont arrêté la diffusion de la campagne Gleeden.com sans consulter Média Transports au préalable.

La société de transports RATP n'a pas cédé à la pression de ces demandes et n'a pas manqué de réagir via son compte Twitter, en réponse aux personnes réclamant le retrait total des affiches Gleeden.com : « La RATP est tenue de se conformer au principe de liberté d'affichage défini par la réglementation en vigueur et ne peut s'ériger en censeur d'une pub si la réglementation est respectée ».

Du côté de Média Transports, on s'insurge également du retrait de la campagne d'affichage de Gleeden.com. Ainsi, la Directrice Juridique de Métrobus, Sylvie Doerflinger, réagit dans le reportage que le 19/20 de France 3 a consacré à Gleeden.com : « On est pas en train d'attaquer directement l'institution du mariage (...) et par conséquent, l'adultère n'étant plus un délit pénal, une faute civile, le fait de ne pas respecter le devoir de fidélité n'est plus d'ordre public ».

Dans un contexte sociétal où les Français revendiquent une liberté d'expression totale, le retrait des affiches de Gleeden.com alimente un débat qui est plus que jamais d'actualité. Comme toute autre marque, Gleeden.com a le droit de communiquer au sein de l'espace public et les institutions publicitaires lui reconnaissent ce droit. En effet, l'infidélité ne constitue plus un délit pénal depuis 1975.

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