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Bonne année Charles !

Le 29 avr. 2015

La semaine dernière, Havas Paris a présenté ses vœux avec un court-métrage cinématographique. A l’affiche : Julien Boisselier, Pierre Azéma, Michel Bompoil et Sophie-Charlotte Husson. Rencontre avec Christophe Coffre, Co-président en charge de la création de l’agence.

Pour ses vœux 2015, Havas Paris fait son cinéma. L’agence a présenté en avant-première le 6 janvier une comédie à l’humour noir. Réalisée par Karim Adda et produit par Quad Productions, le tout est un petit bijou de rebondissements et d’inattendu.

Pouvez-vous nous présenter un peu l’initiative ? 

Christophe Coffre : cela fait maintenant 4 ans que nous apportons un soin particulier à la réalisation de notre carte de vœux. Les deux premières années, nous avons fait quelque chose de très graphique. Une sorte de résumé de ce qui s’était passé dans l’année. La première, en 2012, était magique, très poétique, voire politique. C’était inattendu : un tableau noir, de la craie,… En 2013, nous avions mis en scène les quartiers de Paris. Ca a fait un gros carton. Pour 2014, l’équipe avait fait un truc très marrant, très barré, assez iconoclaste.

Cette année, tout le monde était débordé. Je me suis dit que si je ne m’y mettais pas sérieusement, nous n’aurions rien pour la nouvelle année. Ce qui m’a motivé, c’est ce que j’appelle les 5H. 5H qui m’obsèdent : l’Humanité, l’Humeur, l’Honnêteté, l’Histoire, et le Hype. L’humeur, c’est fondamental : il faut comprendre l’état d’esprit dans lequel on veut mettre le spectateur. Le hype, c’est commet être dans une mouvance. Il faut détonner se faire remarquer… Je repensais à ça et je suis arrivé à l’idée qu’il nous fallait faire un vrai truc. Un vrai film.

C’est plutôt à contre-courant des formats rapides que l’on peut voir en ce moment… 

C. C. : On ne pense pas souvent à nous pour faire des films de plusieurs minutes, alors que c’est aussi notre truc ! C’est parti de ça, de cette envie-là, de mon amour pour le cinéma. C’était bien : il y avait un thème, un sujet, et j’ai repris mes 5H. Ce qui est honnête, c’est de raconter que tout n’est pas rose pendant les fêtes. Dans le film, il y a plein de trucs très sensibles, et comme je ne suis pas à la base un garçon noir dans l’âme, j’y ai mis un peu d’humour. J’avais envie de montagnes russes. Le film, c’est 15 minutes de montagnes russes. J’avais envie de jouer sur le « prêt à croire ». C’est quelque chose qui est très présent dans mon métier mais que j’avais envie d’appuyer particulièrement pour ce film. Je crois aussi que j’en avais marre de tous les trucs digitaux qu’on voit en ce moment. Tu les vois tout seul devant ton écran… Là j’avais envie d’être dans la vie réelle, d’être en groupe pour le voir. A part pour un film, c’est difficile de réunir tout le monde dans une salle. Et puis, c’est ça aussi, les fêtes ! On se regroupe, on se rassemble !

Le format est poussé jusqu’au bout dans la forme : il y a eu une vraie affiche, une avant-première dans un cinéma… 

C. C. : Je n’avais pas forcément en tête le court-métrage. J’avais l’affiche, l’objet qu’on pouvait offrir aux clients, l’avant-première… Ce qui est marrant, c’est que l’on réunit tous les métiers de l’agence. L’expérience a réuni tout ce qu’on sait faire, ça répond à notre modèle. Avec la soirée, il y a eu une vraie ambiance. J’ai pu donner un avant-goût d’un long métrage sur un court métrage.

 

Comment s’est passée la collaboration avec les équipes ?

C. C. : J’ai voulu faire mon truc, on m’a dit d’y aller. J’ai cherché une boîte de production, j’ai choisi QUAD avec qui je bosse depuis 3 ans. Puis j’ai rencontré Karim. Ce mec a un talent incroyable. C’est dingue qu’il n’ait pas déjà réalisé plusieurs longs métrages ! Enormément d’acteurs veulent bosser avec lui, mais aussi des chefs opérateurs, des monteurs… Ce mec est un amour, il a du talent. Tout ça réuni fait que le projet a pris une vraie ampleur. Du choix de l’appartement à celui des acteurs, on a eu tout ce qu’on voulait. Au début, personne ne savait qui j’étais. Karim disait au chef op’ : « Il faut voir ça avec Christophe » ! Et les équipes, sans savoir qui j’étais, savaient que je devais approuver leur travail. Ils ont apprécié d’avoir cette autre autorité que celle du réalisateur. Tout d’un coup, il y avait des dialogues, des discussions… Comme dans la pub. C’était une aventure collective, un pur mélange. 


Aujourd’hui, les frontières s’estompent entre cinéma et publicité. Qu’en pensez-vous ?

C. C. : Je crois de plus en plus que l’on va se diriger vers des formes de mécénat culturel pour les entreprises. Le cinéma et la publicité sont deux univers qui ont des choses à se raconter. En pub, on n’est pas des artistes. Eux le sont ! Et en même temps, on a des choses à leur apporter. Au début, j’étais tout seul à porter le projet. Karim l’a enrichi. On a réécrit une nouvelle version, sur laquelle on a rebondi… Le truc a pris forme au fur et à mesure, et ce jusqu’au moment du tournage. J’ai pris conscience de plein de choses sur le tournage et sur la façon que les gens du cinéma et du long métrage ont de capter le réel. C’est très différent en publicité. En pub, on recrée les choses. Le son sur un tournage de pub est un son témoin, qu’on refait par la suite. Au cinéma, on a des prises. Avec EDF, j’ai pu toucher du doigt l’univers de la série. Là j’ai touché du doigt l’univers du long métrage. Je pense que les agences ne doivent pas rater ce passage-là. On peut travailler comme ça.

 

 

 

HAVAS - Avant-Premiere - from L'ADN on Vimeo.

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