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BETC LA

Los Angeles, nouveau lab business et culture de BETC

Le 9 oct. 2017

Le groupe BETC et Havas lancent BETC LA, nouvelle entité pensée pour accompagner les marques dans le changement et les rapprocher d'artistes et de créateurs de tous horizons.

 

 

BETC LA offre aux marques l'opportunité de se reconnecter au monde de la culture de façon plus durable. Chefs, musiciens, stylistes, réalisateurs, designers et bien d'autres pourront profiter du savoir-faire de l'agence pour renforcer leur visibilité et leur pouvoir créatif. Un échange de bons procédés puisque les marques pourront elles-même amorcer des partenariats stratégiques avec artistes est créateurs. Une façon de bousculer les rapports "marques-agences-contributeurs" souvent trop centrés sur des finalités commerciales.

Lumière sur cette nouvelle entité avec Rémi Babinet, président de BETC, et Clarisse Lacarrau, directrice générale de BETC LA.

 

De quels constats est née cette nouvelle agence ? Pourquoi la Californie ?

Premier constat :

Les marques ont de plus en plus de mal à faire partie de la conversation, qui se joue sur les réseaux sociaux et qui est menée par les artistes, les créateurs, les influenceurs et les sujets d’actualité. Tout le monde est désormais mis sur la même ligne : les médias, les marques, l’info et les réseaux sociaux, cela rend la compétition de plus en plus rude. S'y ajoutent les skip ad et les adblockers qui permettent à tout un chacun d’éviter les marques.

Accompagnées de grandes agences, de stratégies créatives et d’objets créatifs de hautes qualité, les marques peuvent encore émerger mais c’est de plus en plus dur. Dans le même temps, les contenus revêtent des formats nouveaux qui prennent une place de plus en plus importante dans la vie des gens. Une série c’est des heures dédiées pendant la semaine. Il y a des choix à faire et les gens ne font pas toujours (rarement) celui des marques.

Nous pensions qu'il était de notre responsabilité que de trouver des nouveaux ponts pour que les marques reviennent dans la conversation, refassent partie de la pop culture. Et cela en allant du côté de ceux qui ont des audiences naturelles et engagées, les artistes, les créateurs …

Deuxième constat :

L’industrie publicitaire est challengée d’un point de vue business, les clients fonctionnent en mode projet, les partenariats sont de plus en plus fragiles, la valeur ajoutée questionnée ; il est temps de réfléchir et d’essayer de remettre aussi le savoir-faire de notre industrie et sa valeur ajoutée au cœur du système et de la valoriser.

La Californie, et surtout Los Angeles est une plateforme incroyable pour qui veut essayer des modèles hybrides et nouveaux. Car l’industrie de l’entertainement se réinvente, la tech et la data challengent le cinema, L.A attire de nouveaux talents aussi et de tous horizons – des chefs, des designers, des danseurs, des artistes … et qui viennent de tous les pays. S’y ajoutent l’esprit pionner de la Californie, son sens de la contre culture, de l’innovation, le meilleur cocktail pour qui veut essayer, innover, créer en se sentant libre.

Enfin, pour que le modèle des agences change, notamment lorsqu’il est question des formats, il faut être équipé du bon « back office » de production. Ici, dans la ville des makers, qui fonctionne en mode projet, si vous voulez faire un clip, un tv show, une série, un pop up store médiatisé, un concert live … il y a les talents pour le faire et le bon esprit. On est donc mieux « équipés ».

 

Ce que nous cherchons, c’est de la création de valeur et de l’impact sur le long terme VS des coups et des partenariats trop opportunistes et grossièrement commerciaux.

Pouvez-vous nous parler de vos nouveaux formats de façon opérationnelle ? De quelle façon les marques vont-elles pouvoir s’en emparer ?

Nous venons de lancer notre premier projet qui est un produit communiquant pour L.A Dance project, la compagnie de danse de Benjamin Millepied, que nous avons « traité » comme une marque (sa compagnie, pas lui, car nous ne faisons pas du management d’artistes).

En termes de formats, notre premier projet est un mélange entre design, danse et tech : une plateforme digitale de cours de fitness en ligne, un business mais aussi un espace pour expérimenter « à la maison » comment la danse peut changer une routine « fitness ».

Nous voulons embarquer les marques de façon qualitative pour les deux entités : elles et la compagnie, créer des partenariats stratégiquement et créativement pertinents pour les marques et engagés sur le long le terme.

Des marques intéressées par la danse nous ont déjà contacté. Nous sommes en train de travailler à créer ce qui sera le plus bénéfique pour elles, sans dégrader l’esprit de la compagnie et la vision de Benjamin.

A l’ère des influenceurs/blogueurs/youtubeurs, pourquoi faire le choix de la sphère des artistes et des créatifs comme levier d’influence ?

Nous ne nous interdisons aucune collaboration, mais cherchons celles qui produisent de la culture, au sens de ce qui fait du lien et créé des communautés. Si un influenceur - son propos, son audience - nous apparait comme puissant et impactant, nous serons ravis de collaborer avec lui.

Ce que nous cherchons c’est de la création de valeur et de l’impact sur le long terme VS des coups et des partenariats trop opportuniste et grossièrement commerciaux – ce qui, en général, ne produit rien de bon sur le long terme, pour personne. 

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