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Barter ouvre les portes du monde de l'art

Le 8 oct. 2014

La jeune société Barter a inventé une nouvelle expérience pour approcher le monde de l’art contemporain avec le lancement d'une conciergerie d'art. Rencontre avec Philippe Lamy, cofondateur de Barter.

Barter est né en 2013 sous l’impulsion de Philippe Lamy, frustré, alors qu’il était  muni d’un coupe fil, de faire deux heures de queue pour ne pas rater une exposition. Déçu, de ne pas pouvoir être renseigné dans une galerie d’art ou de n’être en interaction zero qu’avec un audiophone. De ces expériences personnelles est né le projet Barter et son Club déjà très en vu. Car être membre du Barter Paris Art Club, c’est s’offrir une visite de galerie dans des conditions de vrais privilégiés, participer à une vente aux enchères ou accéder à une exposition en petit comité et accompagné par un expert.  Pour y accéder il suffit de souscrire un abonnement annuel et de choisir une des trois formules proposées. « La philosophe de Barter est de rendre accessible l’art contemporain, soit rendre l’art et la culture faciles – sur les visites avec des créneaux horaires ou on est sûr de ne pas faire la queue, c’est aussi de faire de petits groupes de quinze personnes maximum, Nous avons nos propres experts. Nous voulons que nos membres passent un moment de plaisir et apprennent quelque chose » Les membres peuvent même la veille faire leur réservation, la start-up ayant à cœur d’offrir un service sur-mesure à ses 150 membres et aux futurs. « Nous avons de plus crée un partenariat avec le Silencio »

Pour séduire et recruter de nouveaux membres, Philippe Lamy et son équipe ont décidé de cibler les anciens de grandes écoles : Sciences-Po, Harvard ; Le Celsa, L’IAE … sont donc devenus partenaire de Barter. « Nous organisons des visites avec les anciens de ces écoles, et proposons des abonnements à tarifs préférentiels »

Si Barter s’adresse au grand public, la société propose par ailleurs des abonnements aux entreprises qui souhaitent chouchouter leur personnel, ou privatiser ou événementialiser un  de ces lieux. « Nous leur proposons des offres autour des galeries. » 

Pour tous c’est l’occasion de découvrir le monde des galeries de façon très différente car Barter souhaite que l’accueil y soit chaleureux, les prix exposés dans une ambiance de vernissage avec musique et bon champagne. Le plus est qu’il peut arriver que ce rendez-vous se fasse en présence d’un artiste. « Nous imposons aux galeries l’affichage des prix et des informations sur chacune des œuvres exposées, Nous pensons que si le prix est affiché, cela évacue la question de la valeur et on ne parle plus que de l’œuvre. On peut craquer éventuellement sur une œuvre à 2 000 euros et rêver devant une œuvre à 50 000 €. Si le produit est affiché, la personne se projette aussi plus dans l’achat»  Car en effet il est possible durant ces visites très privées de faire l’acquisition d’œuvre d’art. Barter a négocié pour ses membres des tarifs préférentiels et a réalisé une sélection de 100 pièces  « De plus en plus de galeries ont envie de travailler avec nous. A chaque soirée des ventes sont réalisées et de plus avec des clients que les galeristes ne connaissaient pas, donc de nouveaux acheteurs. Nous sommes là pour aider nos membres à avoir de l’art chez eux» explique Philippe Lamy

Barter travaille déjà avec la galerie Rabouan Moussion, Paris Beijing, Dutko, Taglialatella ou Binôme « La promesse de Barter c’est avant tout un club, avec un vrai mélange de génération. Barter est un club pour faire de l’art un plaisir » La société est partenaire de Slick Attitude,la nouvelle foire d'art contemporain parisienne qui se tient cette année du 23 au 26 octobre.

 Barter devrait atteindre l’équilibre économique d’ici la fin de l’hiver c’est une levée de fond « friends & family » qui a permis à la société de tenir durant ce lancement. « Nous ne sommes pas un site de vente d’art, nous sommes un club. Notre modèle économique repose sur ce dernier »  Dans un futur proche, la conciergerie d’art envisage de s’installer à Bruxelles, Londres voir New-York, des villes où de nombreuses galeries sont installées.

Avant ce déploiement en dehors de nos frontières, Barter ne s’arrête pas en si bon chemin, puisque la société proposera à ses membres des séances de cinéma le dimanche au Royal Monceau ou des brunch le samedi avec atelier d’art pour les enfants.

 

Virginie Achouch

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