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Un Facebook pour les flics

Le 29 oct. 2013

Sur Blueline, les policiers pourront échanger et unir leurs forces pour lutter contre la criminalité. Gare aux hackers tout de même…

Derrière ce projet se cache la société Bratton Technologies, ou plus précisément Bill Bratton : cet ancien chef de la police de Boston, New York et Los Angeles, est déjà à l’origine de l’outil Compstat (Computer Statistics ou Comparative Statistics). Cet outil statistique d’enregistrement des crimes a vu le jour en 1994 au New York police Department, il est utilisé en France depuis 2001. Son système est simple : enregistrer les plaintes, arrestations, mandats, entre autres ; puis, en fonction de leur géolocalisation et leur fréquence par genre, déterminer les délits de demain, pour pouvoir les appréhender. De la data à l’état pur…

 

Toujours est-il que Compstat a fait ses preuves aux Etats-Unis et c’est avec BlueLine que Bill Bratton souhaite pousser plus loin le curseur de l’innovation web dans la police. Ce réseau social, qu’il décrit lui-même comme le Facebook de la police, offre la possibilité d’échanger des informations, des dossiers, des photos, liés à des délits signalés (le service, en revanche, ne permet d’échanger des informations sur des suspects ou des cas particuliers). BlueLine propose un système de messagerie instantanée et de vidéo-conférence qui permet à douze agents d’interagir simultanément via leur iPhone ou leur ordinateur (un peu comme le service de visioconférence Google Hangouts). Tout comme Facebook, BlueLine utilise le bleu comme couleur distinctive et propose des boutons « like » et « partager ».

 

«Nous ne cherchons pas à être un Facebook pour poster des photos de famille », déclare Bill Bratton. « Au lieu de cela, l'outil permet d’échanger comme autour d’une machine à café […]. Les flics ont tendance à être très secrets. Toute ma vie j’ai essayé d'améliorer la collaboration entre les agents dans les services de police. ». Il précise par ailleurs, que BlueLine s’apparente plus à un LinkedIn privé pour les flics, qu’à un système de surveillance de la NSA.

 

Selon Mashable, le site lancé un peu plus tôt ce mois-ci, compte déjà parmi ses membres plus de 1000 chefs de police et commandants dans les 50 états des Etats-Unis.  BlueLine servira également de plate-forme marchande pour des ventes de munitions et de gilets par balles.

 

 

Via Mashable, Image: BlueLine, FLICKR / LifeSupercharger

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