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Ressuscite le Christ de Borja

BBH propose aux internautes de tester leurs talents de restaurateur en inventant le Prix Cécilia. Si le Christ de Borja a perdu la boule, les internautes n'ont pas fini de la lui redessiner...

L’affaire Ecce Homo gagne la toile. Cecilia Giménez, octogénaire espagnole, désespérée de voir l’œuvre d’Elias Garcia Martinez se dégrader, s'était mis en tête de la restaurer. Ecce Homo, une œuvre du 19ème siècle peinte sur les mûrs du Sanctuaire de la Miséricorde à Borja, près de Saragosse en Espagne, représente un Christ, regard tourné vers le ciel, une couronne d’épines sur la tête.

Si l’attention était louable, la vieille dame aurait néanmoins dû se rappeler qu’elle ne possédait absolument les connaissances requises pour une telle œuvre. « L’enfer est pavé de bonnes intentions » ... c'est pourtant connu 

On peine à reconnaitre le très sulpicien Christ dans l'oeuvre pondue par l'entreprenante grand-mère.

 

 

BBH vous propose de vous mesurer à Cecilia Giménez. Si elle peut restaurer des œuvres d’art, alors nous le pouvons tous. L’équipe créative de l’agence, Viv Yapp et AK Parker, ont créé le site http://www.ceciliaprize.com/ qui permet de composer son propre Ecce Homo. A la clef, il est possible de remporter sa création en format poster. Pour participer, rien de plus simple :  il suffit de se connecter au site et d’envoyer son œuvre sur Twitter via le hashtag # ceciliaprize. Voici quelques-une des bizarreries que l'on peut y trouver.

 

 

 

Cette boulette artistique n’a pas fini de faire parler d’elle. Si certains, comme la petite fille d’Elias Garcia Martinez, considèrent cet acte comme monstrueux et profane, cette « restauration » a surtout provoqué de gros éclats de rire sur le web. Les détournements ne cessent de fleurir et les internautes ne manquent pas d’imagination (voir ci-dessous). Une parodie de la bande-annnonce de DaVinci Code fait actuellement le buzz, en Espagne : tournée sous forme de film d’horreur, elle mélange images réelles du film et éléments de cette affaire.

 

Certains appellent à une nouvelle restauration de l’œuvre, d'autres souhaitent qu’elle reste ainsi et soutiennent la vieille dame. Cecilia Giménez, quant à elle, dénonce une vaste hypocrisie. Elle déclare avoir eu le droit d’effectuer cette restauration :  le prêtre aurait été au courant et bon nombre de villageois l’ont régulièrement surprise sur son petit tabouret à peindre. Il aura fallu cette affaire, selon elle, pour l’on s’intéresse enfin à cette œuvre de plus en plus dégradée. Dans tous les cas, s’il est clair que Cecilia Giménez n’a pas gagné ses galons de restauratrice, elle a réussi à transformer son église en attraction. Tout le monde veut se faire photographier à côté se son œuvre.

 

 

 

 

(Photos tirées ci-dessus du site www.gentside.com)

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