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Les SDF sur les réseaux sociaux

C’est l’histoire d’un SDF sur Hollywood boulevard qui était persuadé être devenu invisible. Un jour un enfant lui a offert un livre et il s’est exclamé : Comment peux-tu me voir ? Je suis invisible !

Cette histoire a été vécue comme un véritable électrochoc pour Mark Horvath. Victime de la crise en 2008, cet ancien chargé communication et marketing s’est également retrouvé à la rue, sans emploi. Une expérience difficile qui a laissé des marques et fait naître le projet « Nous sommes invisibles » en 2008. Convaincu qu’il faut redonner de la visibilité aux personnes isolées aux Etats-Unis, il a décidé d’utiliser les réseaux sociaux pour leur redonner de la voix. Apprendre à ces millions d’oubliés à se servir de Gmail, Twitter et Facebook, pour créer des liens et faire entendre leur voix auprès d’un plus grand public.

 

Le projet de Mark Horvath a démarré avec invisiblepeople.tv, une plateforme web qui recueille les témoignages chocs de ces personnes qui vivent en dehors du système. Des paroles dures, parfois choquantes, qui ne laissent aucunes places à la censure. « Certains contenus peuvent être choquants. Nous espérons susciter chez vous assez de colère pour vous inciter à agir ».

 

 

En raison d'un problème d'alcool, Al a perdu son entreprise, sa famille ... tout. Il est dans la rue depuis 15 ans. Le coeur brisé, il raconte le décès de sa femme en octobre dernier dans la rue. 
 

 

Un projet qui a fait ses preuves. L’année dernière il a obtenu une subvention de 50.000 dollars en remportant le concours social responsability. Lancé par Pepsi, il récompensait les projets ayant pour objectif d’améliorer la société.

 

Mark Horvath a ensuite créé wearevisible.com, un site composé de quatre tutoriels simples : How to create a Gmail account, How to set up a facebook page, How to set up a twitter account, To blog or not to blog ? Le but est d’apprendre aux sans-abris à se connecter aux nouvelles technologies.

 

 

 

Selon Mark Horvath, la plupart des SDF ont gardé de leur ancienne vie des connexions Internet via leur mobile, leur ordinateur et peuvent toujours se rendre dans des institutions où l’accès est gratuit. 

Le site les encourage à alerter l’opinion publique sur leurs situations précaires et récréer des liens sociaux via des tweets notamment.

 

 

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