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Peta

La souffrance animale ne passera plus

Le 31 janv. 2017

Un signal faible qui hausse le ton : l'antispécisme gagne du terrain. Les associations contre la souffrance animale font changer les mentalités, et l'ONG Peta n'hésite pas à faire une analogie entre les femmes et les animaux violés.

Il y a encore quelques années, parler de la souffrance animale, ou du simple fait de ne pas manger de viande, faisait de vous un excentrique ou une personne spéciale. Aujourd’hui, la donne a changé : avec l’avènement du bio, la prise de conscience d’une alimentation plus saine, les massacres d’animaux dans les abattoirs révélés par L 214, les consommateurs s’interrogent. D’autant plus qu’on leur propose de nouvelles alternatives : cuir vegan à base d’ananas, cosmétiques sans tests sur les animaux, et glace vegan… Les marques sont en train de changer leur fusil d’épaule et pour celles qui n’ont pas pris le train en marche, ce n’est qu’une question de temps. Les politiques, même, s'en mêlent… La souffrance animale est une réalité, les députés préconisent désormais la vidéosurveillance dans les abattoirs pour éviter les débordements.

Le cabinet d’étude Mintel a noté dans son rapport explorant les tendances alimentaires pour l’année 2017 que la priorité sera donnée aux plantes, ce qui favorisera le lancement de nouveaux produits végans. Une autre étude prévoit que le marché mondial des alternatives aux produits laitiers va croître de 16,6 pour cent au cours des 7 prochaines années. Il est également prévu que le marché mondial des simili-carnés grandisse de 6,6 pour cent par an entre 2016 et 2022.

On connait Peta pour ses messages impactants, parfois violents, toujours dans le but de ‘bousculer’ les consommateurs.

Ce dernier, qui pose la question « Est-ce que votre nourriture est le résultat d’un viol ? » va sûrement en choquer certains, mais l’association de défense des droits des animaux a parfaitement conscience qu’elle peut délivrer ce message à ce jour. Nous vivons une époque où la question du spécisme se pose. Faut-il considérer l’animal comme une espèce égale à celle de l’homme ou inférieure? Les antispécistes combattent les critères prédéterminés qui seraient liés à l'appartenance à une espèce, et notamment à la domination de l'Homme sur l'animal.

Des femmes expliquent ce que peuvent ressentir les animaux violés dans l’industrie alimentaire

La campagne publicitaire met en scène des femmes racontant leurs viols pour, au final, porter un message de soutien aux vaches qui subissent le même sort. Peta justifie le ‘scénario’ en soulignant : « Nous considérons les vaches qui produisent du lait comme des « mères », mais elles n’ont jamais vraiment l’opportunité de devenir mère car leurs bébés leur sont enlevés juste après leur naissance. Et nous ne les traitons certainement pas avec le respect que mérite une mère. Les vaches et autres animaux femelles dans les élevages industriels subissent des viols à répétition, et leurs bébés leur sont arrachés avant d’être tués. […] Les femelles vaches, cochons et dindes sont régulièrement violées (par insémination artificielle). Les femelles mammifères subissent des mises-bas douloureuses et bâclées et on leur enlève leurs bébés peu après leur naissance. […] Après que leurs veaux leurs sont enlevés, les mères vaches sont très souvent reliées à des machines à traire deux fois par jour ou plus. Insémination artificielle, sélection génétique et régime alimentaire favorisant la lactation pour les forcer à produire encore plus de lait (une vache de nos jours produit en moyenne quatre fois plus de lait qu’une vache en 1950), malgré les effets néfastes que cela a sur leur corps et leur santé. »

Thandie Newton : aucune mère ne mérite la souffrance qui est infligée aux vaches

«Quand elles sont assez âgées pour donner naissance, de nombreuses truies sont inséminées artificiellement et emprisonnées durant une partie de leur gestation dans des stalles individuelles de gestation qui sont trop petites pour leur permettre de se tourner ou de se reposer confortablement. Après avoir donné naissance, les mères cochons sont déplacées dans des « cages de mises-bas », avec seulement une petite zone supplémentaire pour leur permettre de nourrir les porcelets, avant que les bébés ne leur soient arrachés pour finir à l’abattoir.

Un enquêteur de PETA États-Unis a consigné que chez un fournisseur de l’entreprise Hormel, un supérieur a enfoncé violemment un bâton dans le vagin d’une truie et a frappé une truie au visage, à l’abdomen et dans les parties génitales, afin de la faire avancer, déclarant à l’enquêteur de PETA États-Unis : « Tu dois frapper cette salope. La faire pleurer. »

Les dindes utilisées comme nourriture ont été si génétiquement modifiées qu’elles sont incapables de s’accoupler sans aide.

 « Le véganisme est en plein essor en ce moment car le grand public réalise de plus en plus que les animaux sont des individus et qu’ils ne méritent pas de souffrir et de mourir pour notre consommation », explique Isabelle Goetz, porte-parole de PETA France. « Grâce au nombre croissant de recettes, produits et restaurants végans en France ces derniers temps, il n’y a jamais eu de meilleur moment pour tenter la transition vers une alimentation végétale saine et délicieuse ».

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