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La police piégée par des gamers

Le "swatting" débarque en France et le gamer Bibix en a fait les frais. Alors qu’il jouait en ligne, la police a débarqué chez lui pour l’appréhender... la caméra et le micro émettant en direct toute la scène.

 

Aux USA, le swatting est largement utilisé pour se venger. Cette technique consiste à alerter les membres du SWAT (Special Weapons And Tactics), l’unité d’élite locale des forces de l’ordre pour qu’ils interviennent directement au domicile d’un autre joueur : pour ce faire, les délateurs hackent le compte de la victime et récupèrent ses données personnelles. Ne leur reste plus qu’à contacter les forces de l’ordre et les prévenir de la présence d’un dangereux terroriste ou d’un malfrat armé jusqu’aux dents… et ensuite attendre de pouvoir assister à l’intervention en ligne si le joueur joue sur ce mode.

Une pratique de plus en plus courante aux USA et qui aujourd’hui semble débarquer en France. En plein live sur Twitch, mardi soir, le streamer Bibix a vu les forces de l’ordre débarquer chez lui et ce, devant près de 2 000 personnes. Montage video ou réalité ? Bibix a néanmoins tenu immédiatement à rassurer sa communauté sur Twitter, une fois les "incrusteurs" partis.

 

Alanah Pearce, jeune gameuse australienne, a expérimenté une autre forme de vengeance, justifiée cette fois-ci. Harcelée et menacée par les internautes, elle s’est vite rendue compte qu’il s’agissait d’adolescents. Elle a alors enquêté sur leur identité et a décidé d’avertir leurs mères sur Facebook.

Fin novembre, elle a posté sur Twitter un de ses échanges avec une maman:

 

« - Bonjour Anna, je ne vous connais pas, mais je me demandais si XXX était votre fils ?
La maman : Oui pourquoi ?
- Je ne lui avais jamais parlé avant, mais il a posté un message inquiétant sur ma page Facebook aujourd'hui et je me demandais si vous trouveriez intéressant d'en parler avec lui.
[Capture d'écran du commentaire du harceleur : "Je vais te violer si je te vois, sale pute"]
-omg la petite merde
JE SUIS TROP DESOLÉE.
OUI JE VAIS LUI PARLER !  !  ! »

« Mon message a suscité exactement la réaction que j'attendais », a expliqué Alanah Pearce au Guardian. « Le fait qu'elle ait appelé son fils ‘petite merde’ m'a beaucoup fait rire, car je le pensais aussi. ». Le fameux message d'Alanah Pearce a été retweeté plus de 45 000 fois.

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