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Millie_Dresselhaus

Et si Marie Curie était aussi populaire que Kim K ?

Le 9 févr. 2017

Allons-nous enfin admirer les femmes pour leur intelligence et non plus leur plastique ? General Electric redonne leurs lettres de noblesse à des scientifiques moins exposées que leurs congénères masculins.

La parité n’est pas dans toutes les têtes. Malgré tout, General Electric s’engage à embaucher 20 000 femmes dans les emplois techniques d’ici 2020. La marque américaine déclare dans un communiqué chercher à atteindre l'égalité totale des sexes dans ses postes de techniciens débutants.

« Tant que nous n’incluons pas davantage de femmes dans le développement de la technologie et de l’industrie, il y aura un impact négatif sur la situation économique de notre secteur. Le manque de parité est un problème que toutes les entreprises doivent régler au plus vite. ».

GE Chief Economist Marco Annunziata

Pour partager son engagement et faire des femmes de demain des scientifiques, General Electric a lancé une nouvelle campagne : « Et si les femmes scientifiques étaient des stars ? ».

Et si les femmes scientifiques étaient des stars ? General Electric

Elle met en avant Millie Dresselhaus, 86 ans. L’octogénaire fut la première femme, et jusqu’aujourd’hui la seule, à gagner la médaille nationale de la science en industrie. Connue pour son travail sur la science carbonique, elle a pu recevoir de nombreux prix dont la médaille présidentielle de liberté en 2014.

On la retrouve ici plus populaire et plus exposée que jamais dans un spot bien pensé. Beyoncé et Scarlett n'ont qu'à se rhabiller...

« Chez General Electric, nous n’imaginons pas seulement un monde où les femmes brillantes sont des stars – Nous participons à la création de ce monde ».

Ce spot vient au secours d'une parité malmenée et injustifiée. Aujourd’hui, General Electric emploie 14 700 femmes dans l’ingénierie, dans la fabrication, les technologies de l’information et la gestion de produits. Un nombre encourageant, mais qui en dit beaucoup sur l'état des lieux : mis en perspective, elles ne représentent que 18% de la main d’œuvre technique de l'entreprise.
17 %

Comme un signe d'un phénomène global, au milieu des années 80, le nombre de femmes exerçant les sciences informatiques a commencé à baisser, de 40% à 17% aujourd’hui, signale Beena Ammanath, Sensor Electronics Engineer à GE Global Research.

Pour appuyer son geste, General Electric, dans un livre blanc, souligne la crise des talents dans les postes STEM (science, technology, engineering, mathematics). A savoir, aux Etats-Unis, seulement 14% des ingénieurs et 25% des professionnels des technologies de l’information et de la communication sont des femmes.

18 %

Plus généralement, les femmes représentent 55% des diplômés toute discipline confondue aux États-Unis. Parmi elles, seulement 18% sont diplômées en sciences de l’informatique (US Bureau of Statistics).

Il est encourageant de constater que de plus en plus d'entreprises considèrent la question de la parité. Aux États-Unis, la NASA décolle vers d'autres horizons dans le but de trouver davantage de femmes scientifiques et General Mills part en quête de diversité. On attend les exemples français avec impatience !

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