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Des like qui font pleurer Marie

Le 5 déc. 2011

“Jugend gegen Aids” (JGA) fait pleurer la madonne sur Facebook. Par ce geste symbolique, cette association de jeunes contre le sida pointe du doigt la position négative de l’église catholique sur le port du préservatif.

La campagne a débuté le 28 novembre pendant l’exposition “Old Casino” à Hamburg où une statue de la vierge Marie est exposée dans une colonne de verre. Directement reliée au compte Facebook de l’association, celle-ci verse une larme à chaque “Like” des internautes.

Une métaphore créative de la douleur et des souffrances engendrées par la position de l’église catholique: augmenter la pression sur l’institution religieuse, en augmentant le niveau d'eau où pourrait se noyer la vierge.

Chaque année encore, environ 2 millions de vies humaines sont perdues à cause du sida et le nombre de personnes nouvellement infectées est encore plus élevé. "Ce blocus dans la lutte contre la propagation du VIH / SIDA est à notre avis irresponsable», explique Daniel Nagel, PDG de JGA. «Avec notre action, nous souhaitons sensibiliser le public au problème et entamer un dialogue avec l'Eglise catholique."

 

L’installation a été conçue par Stefan Strumbel, en collaboration avec l’agence Deepblue networks ag.

La performance fera l’objet d’un court-métrage envoyé aux représentants de l'Eglise catholique en Allemagne, accompagné d’une lettre ouverte au Vatican.

 

Heureux concours de circonstance. Selon Libération, dans un livre d'entretiens à paraître mardi, pour la première fois un pape, Benoît XVI, admet l'utilisation du préservatif «dans certains cas», «pour réduire les risques de contamination» du virus VIH du sida. Ironie du propos, le pape Benoît XVI cite un seul exemple pour illustrer son propos, celui d'un «homme prostitué».

 

«Il peut y avoir des cas individuels, comme quand un homme prostitué utilise un préservatif, où cela peut être un premier pas vers une moralisation, un début de responsabilité permettant de prendre à nouveau conscience que tout n'est pas permis et que l'on ne peut pas faire tout ce que l'on veut», dit-il. «Mais ce n'est pas la façon à proprement parler de venir à bout du mal de l'infection du VIH. Cela doit réellement se produire dans l'humanisation de la sexualité», ajoute-t-il.

www.jugend-gegen-aids.de

 

 

 

 

 

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