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De l'art de sonner le glas

Trop d’écologie, tue l’écologie… le message ne passe plus. Greenpeace a donc eu l’idée d’adopter un nouveau support de com’ pour heurter les consciences : peindre avec des cadavres d’oiseaux.

Il y a un peu plus de deux mois s’échouait dans la baie de Plenty, au nord de la Nouvelle-Zélande, le cargo Rena. Une catastrophe écologique pour ces plages réputées comme étant les plus belles du pays et la faune marine prise au piège de la nappe : 350 tonnes de pétrole déversé, 20.000 oiseaux morts.

Pour alerter l’opinion publique et le toucher directement au cœur, Greenpeace a fait appel à une discipline universelle, celle de l’art. Deux pingouins mazoutés, victimes de la catastrophe, ont servi de « pochoirs » pour donner vie à des œuvres hors du commun : celles-ci font l’effet d’un rappel brutal sur les conséquences dévastatrices qu’un déversement de pétrole en mer peut causer.

L'évènement The Oil On Canvas a été créé en collaboration avec Publicis Mojo. Les oeuvres exposées servent de mémorial aux catastrophes naturelles.

Ce dispositif est également le moyen pour l’association de dénoncer la décision, prise récemment par le gouvernement néo-zélandais, d'ouvrir des zones de forage en mer profonde, ce qui pourrait accentuer le nombre de déversements.

L’affaire du cargo Rena avait pourtant été considérée par le ministre néo-zélandais de l'Environnement, Nick Smith, comme « la pire catastrophe écologique maritime qu'ait connue la Nouvelle-Zélande ».

Ces œuvres seront exposées en galerie et certaines vendues aux enchères.

Une petite pensée pour la Bretagne et ses plages du Morbihan où vient de s'échouer un cargo rempli de ballast.

 

 

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