habillage mobile
premium 1
premium 1
actu_13423_vignette_alaune

D’absinthe et d’eau bénite

Le 8 juin 2012

Avec Vice-Lolly, les amateurs de scandales vont être servis. Cette crème glacée est un mélange d’absinthe et d’eau bénite recueillie à Lourdes. De quoi donner de saintes vapeurs aux grenouilles de bénitier…

Un an après avoir choqué les anglais avec la Baby Gaga, une crème glacée à base de lait maternel, le propriétaire de The Icecreamists, Matt O'Connor, a lancé un nouveau dessert glacé scandaleux : le Vice-Lolly. Il se présente sous forme d’un pistolet vert composé d’eau bénite provenant directement de la Grotte de Massabielle à Lourdes et de 80%  d’absinthe, un puissant spiritueux interdit au Royaume-Uni depuis le 19ème siècle.

 

Matt O'Connor raconte qu’au cours des dix dernières années, il a souvent demandé de l’aide à l’église sur les différentes campagnes sociales qu’il mettait en place et qu’il n’a jamais obtenu de réponses. Déçu, l’idée lui est venue de rendre un hommage à la religion catholique, à sa manière ... provocatrice donc. Matt O'Connor se revendique comme un évangéliste de la crème glacée, avec Lolly Vice, il pense avoir créé le rafraîchissement spirituel ultime.

 

Servi avec un gant en latex, le vice-Lolly est somme toute un pistolet à eau sainte. « Si une crème glacée est un symbole d'innocence, Vice-Lolly serait son cousin pervers avec le même ADN que celui du Marquis de Sade », a déclaré Matt O'Connor.

 

Le mélange de sucre, d’eau bénite et d’absinthe provoquerait une légère ivresse à laquelle s'ajouterait une touche de douceur et une sensation agréable d’anesthésie. Il faudrait néanmoins en consommer trois pour commencer à ressentir les effets de la fée verte et par conséquent ne pas regarder à la dépense. Car chaque glace coûte £ 18,58. Un coût en parti dû au prix exhorbitant de l'eau bénite vendue à Lourdes.

 

Pour promouvoir son nouveau dessert, la marque n’a pas hésité à mettre en scène une religieuse lèchant sensuellement un Vice-Lolly. Le film conçu par l'agence Taylor Herring n’est pas sans rappeler le troublant univers de Bad Lieutenant d’Abel Ferrara. Pourtant la provocation, selon Matt O'Connor, ne serait pas le but ultime de la campagne. Il s’agirait d’interpeller les consommateurs sur certains aspects immoraux de la religion catholique.

  

 

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.