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Coup de poulet roumain

Le 10 mai 2013

Pour attirer les spectateurs, « Domestic » a tout misé sur une petite fille qui tranche le cou d'un poulet, distribué par la suite dans les rayons des supermarchés… Efficace.

 

Les films roumains n’ont pas la cote, même chez eux. Pour remplir les salles de cinéma, le film doit avoir reçu au minima un prix. Ce n’est malheureusement pas le cas de Domestic, le troisième long métrage d'Adrian Sitaru après Pescuit sportiv/Hooked” (2008) et Din dragoste cu cele mai bune intenţii/ Best Intentions (2011), tous deux primés lords de festivals prestigieux.

Aussi, pour contourner la règle, l’agence Graffiti BBDO a opté pour une nouvelle stratégie : une opération de guerilla marketing.

Puisque Domestic traite de la difficulté des relations entre les personnes et leurs animaux, à savoir les gens qui mangent les animaux de compagnie qu’ils aiment tandis que ces derniers leur vouent un amour inconditionnel,  l’agence a décidé de miser sur la particularité et le surréalisme du sujet traité dans le film pour éveiller la curiosité du public. Un teaser a été diffusé sur la toile qui mettait en scène une famille ordinaire, où une petite fille sur la demande de son père va égorger un poulet dans la baignoire. Une scène absurde et douloureusement réelle qui suscite les interrogations.

En parallèle, dans les supermarchés étaient distribués des morceaux de volaille sous vide étiquetés du message « Si vous voulez savoir ce qui est arrivé à ce poulet, vous devez voir Domestic ».

Un succès mémorable puisque, selon l’agence, en seulement une semaine la film a été vu trois fois plus qu’un autre film roumain primé.

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