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Amnesty pour les Pussy Riot

La condamnation de trois membres des Pussy Riot à deux ans de camps a suscité l’indignation du monde entier, au nom de la liberté d’expression. Amnesty International ne s’avoue pas vaincu.

Maria Alekhina, Ekaterina Samoutsevitch et Nadejda Tolokonnikova ont été reconnus coupables de « houliganisme fondé sur la haine religieuse » pour avoir interprété, la tête couverte d'une cagoule, une chanson de protestation intitulée « Vierge Marie, délivre-nous de Poutine » dans la cathédrale du Christ-Sauveur, à Moscou.

 

Les paroles appellent la Vierge Marie à devenir féministe et à bannir l'actuel président russe. Elles critiquent aussi le dévouement et le soutien de certains représentants de l'Église orthodoxe russe envers cet homme. Ce spectacle s'inscrivait dans le cadre d'une série de représentations voulues comme des manifestations contre Vladimir Poutine à l'approche de l'élection présidentielle de mars en Russie.

 

L’affaire a suscité un vaste débat sur des blogs, des réseaux sociaux et dans les médias, au sujet de la liberté d’expression, de la place de l’Église dans un État laïc moderne et de l’indépendance de la justice. De nombreux artistes d’envergure internationale ont également affiché leur soutien. Parmi eux, Sting, Madonna, Yoko Ono et Bjork.

Dans des dizaines de villes à travers le monde, la journée mondiale de soutien (17 août) a attiré des milliers de personnes venues exiger la liberté pour les trois jeunes artistes et une véritable justice en Russie.
A cette occasion, les membres d’Amnesty International ont créé une page spéciale Pussy Riot sur Pinterest et postent les actions les plus marquantes. Par exemple, cette démonstration virtuelle à Belfast en soutien aux trois jeunes femmes : chaque statue était recouverte d’une cagoule colorée, accessoire incontournable des Pussy Riot.

 

 

 

(Crédits photos : Michael Marie)

 

 

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