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À Milan, Gucci fait défiler des « cyborgs post-humains »

Le 27 févr. 2018

Sur les podiums, des dragons, des cyclopes et quelques têtes coupées en guise de sacs à main : un défilé hybride, animal et totalement surréaliste concocté par Alessandro Michele et une poignée de spécialistes en effets spéciaux.

« Le Cyborg Gucci est post-humain : il a des yeux sur les mains, des cornes de faune, des doubles têtes et des bébés de dragon. C’est une créature biologiquement indéfinie et socialement consciente. Le signe ultime et extrême d’une identité métisse en constante transformation », annonçait la maison Gucci à l’orée du show présentant sa collection Automne-Hiver 2018-2019.

défilé Gucci milan

La semaine dernière à Milan, on célébrait l’idée d’un « weird post-humaniste » dans un décor de clinique. Dans ce laboratoire d’un genre nouveau, le savant fou, styliste et directeur de création de la marque Alessandro Michele transforme ses mannequins en créatures fantastiques, à mi-chemin entre pop culture et mythologies réinventées.

défilé Gucci milan

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Troublants de réalisme et réalisés avec l’aide de l’entreprise SFX&VFX, les détails jalonnant le défilé vont de la « tête sac à main » imprimée en 3D à l’exotisme d’animaux en tous genre. Bébé dragon, caméléon, serpent corail… la ménagerie épouse parfaitement l’excentricité de ses heureux propriétaires. Sur le podium, un cyclope croise un modèle avec des cornes de faune tandis que d’autres portent leurs yeux sur le devant de leurs mains… Un culte du bizarre et de la diversité célébrant la vision du créateur.

défilé Gucci milan

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De Game of Thrones à Twin Peaks en passant par Frankestein et l’Odyssée d’Homère… les références sont protéiformes.

défilé Gucci milan

« Pour moi, retravailler le passé encore et encore est un moyen de ne pas banaliser les vêtements (…) Ce qui m'intéresse, en fait, c'est de raconter une histoire et, si une personne décèle des fragments d'autres histoires, libre à elle. », expliquait le créateur lors d’une interview donnée à Vogue en septembre 2017.

Véritable fétichiste du passé, Alessandro Michele fait en revanche un peu plus la moue quand on évoque le futur. « Aujourd'hui, on prend ces influences pour de la nostalgie paralysante. Au contraire, je crois que l'obsession de l'avenir est la meilleure façon de ne pas vivre le présent. ». À l’heure où la course aux innovations fait rage, la vision est rafraichissante. À Paris, la Fashion Week démarre aujourd’hui. Reste à voir si les imaginaires proposées seront aussi fantasmagoriques !

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