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Pulsar : bravo la pile à base d'urine !

Le 10 oct. 2017

Pile électrique à base d’urine, captation des mouvements et vidéosurveillance, hacker une Kinect pour en faire un nouvel outil de création : les 3 projets récompensés par Pulsar The Open Art Prize à Station F.

Les amateurs d’art et les figures de l’écosystème de l’innovation étaient réunis Jeudi 5 octobre à Station F à l’occasion de la cérémonie de remise des prix de Pulsar The Open Art Prize — dont L’ADN était partenaire, aux côté d’Accenture, la fondation EDF ou encore Vice. Comme l’ont rappelé les deux jeunes commissaires et organisateurs Marine Ulrich et Alex Debussche, l’objectif de ce prix était « d’emmener l’art numérique sur un autre terrain, loin de la froideur traditionnellement associée à la technologie, un terrain qui convoque l’émotion et stimule le partage, l’hybridation des connaissances ».

D’hybridation il a en effet été question, puisque chacune des équipes sélectionnées associait des personnalités aux parcours à la fois très différents et complémentaires : un programmateur et un designer, un chercheur en biologie et un danseur, une spécialiste du code avec un chorégraphe…

Après un poignée d’heures (72h tout au plus) passées à prototyper leurs projets dans les laboratoires de création TechShop mis à disposition par Leroy Merlin, et 5 minutes de pitch devant un jury composé de spécialistes du monde de l’art, l’heure était ce jeudi à l’annonce des vainqueurs.

Urinotron : l’urine pour sortir des énergies fossiles (10 000 €)

Comme exemple de fonctionnement circulaire vertueux on connaissait les boites de nuit autoalimentées grâce aux pas de danse des danseurs. Les créateurs du projet Urinotron, Dorian Reunkrilerk et Gaspard Bébié-Valérian — respectivement étudiant/chercheur et plasticien —  ont choisi d’utiliser un déchet organique produit en quantité illimitée pour produire de l’énergie. Dans la droite lignée des tenants du ‘design for impact’ et des chercheurs qui réfléchissent aux modèles transitionnels pour renouveler notre mix énergétique, ce projet pose la question de la fin des énergie fossiles en proposant une alternative concrète et fonctionnelle. Un projet audacieux et signifiant, le préféré de L’ADN, qui reçoit une dotation de 10 000 euros.

 

Bodyfail : le mouvement source de bug (20 000€)

A l’heure de la généralisation des technologies de surveillance (reconnaissance faciale, RFID, caméras infrarouge…), Clément Barbisan, Thomas Guillemet et Jean-Marc Matos — respectivement développeur, artiste/designer et chorégraphe — s’interroge sur la défaillance possible de ces technologies. Le corps et le geste peuvent-ils instaurer l’incertitude qui provoque le bug ? Leur projet qui s’inscrit dans une perspective critique de l’évolution des technologies numériques à séduit le jury qui leur attribue la dotation de 20 000 euros pour le développer.

Image/mouvement : révolutionner la captation (30 000€)

Le projet qui remporte la dotation la plus importante de cette première édition est certainement l’un des plus ambitieux sur le plan technique. Eric Minh Cuong Casting et Simon Hill — respectivement chorégraphe et développeur — entendent créer un nouvel outil de capture du mouvement, qui combinerait la précision d’une caméra de cinéma aux capacités technique d’une Kinect. Ce projet, qui combine les exigences d’une démarche de R&D à la sensibilité créative et à la spontanéité du geste artistique, remporte une dotation de 30 000 euros

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Les trois projets lauréats seront exposés en Décembre 2017 à la Fondation EDF.

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