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Mark Zuckerberg se prépare-t-il à être président ?

Le 17 janv. 2017

La rumeur court. Mark Zuckerberg brigue-t-il un mandat politique ? Quoiqu'il en soit, quel meilleur avant-poste que Facebook pour prendre le pouls de l'Amérique... et lui livrer le programme qui saurait la convaincre...

Mark Zuckerberg président ? Si c’est là son souhait, son succès est assuré et ferait alors de lui, l’homme à la tête de la nation la plus puissante du monde. Mais est-ce là réellement le désir du fondateur de Facebook… ? Revenons aux signes. 1er janvier 2017, Mark Zuckerberg annonce la résolution 2017 qu’il a prise : visiter la totalité des cinquante Etats américains en 2017.

« Récemment, j'ai voyagé à travers le monde et visité de nombreuses villes, et maintenant, je suis excité à l'idée d'explorer plus en profondeur notre pays et d’y rencontrer plus de gens. […] J'ai déjà passé beaucoup de temps dans de nombreux Etats », souligne-t-il en précisant qu'il visitera donc le reste cette année, soit, au total, plus d’une vingtaine d’Etats. « Depuis des décennies, la technologie et la mondialisation nous ont rendus plus productifs et plus connectés, ce qui a créé de nombreux avantages, mais pour beaucoup de gens, cela a également rendu la vie plus difficile. Cela a accentué une impression que notre pays est divisé, un sentiment qui est plus important aujourd'hui qu'il ne l'a jamais été durant ma vie. Nous devons trouver une manière de changer les règles du jeu pour que cela fonctionne pour tout le monde ».

Il souhaite ainsi se connecter au monde et rencontrer un maximum de compatriotes pour pouvoir échanger et dialoguer avec eux. Parcourir le monde à la recherche des ‘vrais’ gens, en compagnie de sa femme dans les villes, les écoles, les universités… une méthode et un discours contre l’inégalité sociale qui séduit toujours et n’est pas sans rappeler les campagnes électorales de nos hommes politiques prêts à se rendre sur les marchés et les foires à cochon pour séduire le chaland. Faut-il y voir le signe annonciateur d’une nouvelle carrière ?

Le 10 janvier, il annonce sur son réseau avoir recruté David Plouffe : cet ancien Directeur de campagne de Barack Obama devient son collaborateur. Un signe fort, d’autant plus pour ceux qui aiment analyser les chiffres : certains ont noté que Mark Zuckerberg, en 2020, aura 36 ans et donc l’âge l’égal pour se présenter à la présidentielle. De plus Business Insider a rappelé que celui-ci avait fait voter début 2016 une résolution qui lui permettrait de quitter son poste pendant deux ans sans perdre le contrôle de son groupe. Le site TechCrunch complète l’analyse. « Si Mark Zuckerberg possède assez de parts de Facebook, il peut encore servir au gouvernement comme bon lui semble, et s'il ne les a pas, il a juste besoin de l'approbation du conseil ».

En outre, en 2015, WikiLeaks avait indirectement révélé les ambitions politiques de Mark Zuckerberg. C’est en dévoilant les mails de John Podesta, président de la campagne de Hillary Clinton et ancien chef de cabinet de la Maison Blanche, que le public a appris notamment que le jeune prodige souhaitait apprendre la politique. Sheryl Sanberg, numéro 2 de Facebook, lui avait effectivement envoyé un mail le priant « s’il trouvait le temps » de bien vouloir accéder à sa demande de rencontre.

Un extrait de cet échange : « Il (Mark) commence seulement à réfléchir à comment il pourrait définir ses prises de positions pour soutenir ses priorités philanthropiques, et il est particulièrement volontaire pour rencontrer quiconque pourrait l’aider à comprendre comment faire bouger les curseurs sur les questions de politiques publiques qui concernent ce dont il se souci. Il souhaite rencontrer des personnes qui puissent nourrir sa compréhension des opérations politiques pour changer les politiques publiques afin de poursuivre ses objectifs sociaux (comme l’immigration, l’éducation, et la recherche).  »

Ajoutez à cela que le jour de Noël, Mark Zuckerberg, a indiqué qu'il n'était plus athée. La liste des soupçons s’alourdit... et d’autant plus lorsqu’on sait à quelle point la dimension religieuse est importante aux yeux des électeurs américains.

Selon Bradley Tusk, celui qui a mené la campagne victorieuse de Michael Bloomberg en 2009, pour être Maire de New York, ce sont-là des signes clairs d’une personne qui se prépare pour une campagne politique.

 

Il a tant de pouvoir et d'influence, à la fois à travers sa plateforme et sa richesse, qu'il n'y a vraiment qu'une poignée d'emplois qui pourraient même mériter son temps.

 

Bradley Tusk

Alors info ou intox ?

Toujours est-il qu’avec l’avènement du numérique force est de constater que big data et politique jouent désormais dans la même cour.

L’accès aux données peut irrémédiablement peser sur une élection, l’influencer. Signe fort, les leaders numériques qui ont été conviés par Donald Trump. Le politique ne peut plus se passer de ces influenceurs, experts en manipulation de données et surtout premiers détenteurs des empreintes numériques des citoyens d’un Etat ou, qui sait, du monde.

Imaginez donc le pouvoir d’un homme à la tête d’une nation et d’un média comme Facebook ? Son pouvoir serait exponentiel.

En attendant certains doutent de cette ‘vocation’ politique. Ezra Callahan, l'un des premiers employés de Facebook, a déclaré au sujet de Mark Zuckerberg : « C’est un individu relativement réservé, il ne cherche ni à prospérer, ni à être adulé, contrairement aux politiciens. Je serais réellement surpris d’une éventuelle candidature. »

Commentaires
  • Quoi de plus normal pour un homme aussi désireux malgré son influence pense autrement, capable d'utiliser le moyen le plus fort qu'est la politique pour changer le cours de la vie des américains et de l'ensemble du monde. Pensez à toutes les guerres qui sévissent dans le monde. Il faut regarder la vie autrement. Vivement bien venu dans la gestion du monde.

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