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Netflix - Festival de Cannes

Netflix banni du Festival de Cannes

Le 11 mai 2017

Si deux productions Netflix sont exceptionnellement admises dans la course à la Palme sans être sorties en salles, le Festival de Cannes a fermement laissé entendre qu’il s’agirait de la première… et de la dernière fois. Bye bye Netflix.

Une rumeur s'est récemment répandue sur une éventuelle exclusion de la sélection officielle de Noah Baumbach et de Bong Joon Ho, dont les films ont été largement financés par Netflix. Le Festival de Cannes réitère que, comme annoncé le 13 avril, ces deux films seront présentés en sélection officielle et en compétition (...)

- Communiqué de presse officiel du Festival de Cannes, 2017

Les productions Netflix Okja (Bong Joon Ho) et The Meyerowitz Stories de Noah Baumbach, « largement financées par Netflix », seront donc bel et bien autorisées à concourir à la prochaine édition du Festival qui ouvrira ses portes du 17 au 28 mai 2017. En pourparlers avec le Festival depuis quelques semaines, Netflix a récemment refusé de distribuer ses deux films dans les salles françaises.

Okja | official trailer #1 (2017) Bong Joon Ho

(...) Le Festival de Cannes a demandé à Netflix d'accepter que ces deux films puissent atteindre l'auditoire des cinémas français et pas seulement ses abonnés. Par conséquent, le Festival regrette qu'aucun accord n'ait été atteint.

Va pour cette fois, mais l’année prochaine c’est fini ! Dans un communiqué, le Festival prend fermement position et explique sa volonté de continuer à cultiver un « mode d’exposition traditionnel du cinéma » que Netflix se semble pas vouloir ou pouvoir honorer.

(…) après avoir consulté ses membres du Conseil, le Festival de Cannes a décidé d'adapter ses règles à cette situation jusqu'à présent inédite : tout film souhaitant participer à la compétition à Cannes devra s'engager à être distribué dans les salles de cinéma français.

La nouvelle mesure sera mise en vigueur à partir de l'édition 2018 du Festival de Cannes.

Distribués par une plateforme sVOD, les deux films ne peuvent possiblement bénéficier d’une "double sortie" - en salle et en ligne - selon la règlementation française. Parallèlement, une oeuvre cinématographique ne peut être vendue ou louée en VOD que quatre mois après sa sortie en salles et après trente-six mois sur une plateforme de vidéo à la demande par abonnement, comme celles de Netflix ou d’Amazon Prime.

Difficile de préserver l’héritage du cinéma français tout en s’insérant dans la dynamique d’une industrie en pleine mutation numérique. Pour l'heure, le 7ème art Français a décidé de lui fermer ses portes.

 

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