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Les jeunes aux marques: attrape–moi si tu peux!

Pour les jeunes, les marques utilisent des outils de com’ de vieux. Voilà, c’est dit ! Où ces dernières doivent-elles désormais être pour rencontrer cette cible ? Réponses de Stéphane Guerry.

Facebook a dû finir par le reconnaître le mois dernier : les jeunes commencent à l'abandonner.

Mais cette fuite n’est pas une mauvaise nouvelle que pour Facebook. Car au-delà, ce sont les marques qui doivent s’interroger sur les outils et médias qu’elles utilisent et sur leur capacité à suivre les jeunes publics auxquels elles souhaitent s’adresser. Comment espérer continuer à parler aux nouvelles générations si nous n’utilisons pas les mêmes outils de communication qu’elles ?

Petit aperçu de ce que les jeunes recherchent à travers 4x2 apps :

 

Whatsapp + Wechat : l’email et le téléphone, c’est un truc de vieux.

Quand on est jeune, on ne supporte pas l’asynchrone, on laisse ça aux parents et aux grands parents. Je veux tout et tout de suite, savoir si mon message est bien arrivé, s’il a été lu, si mon interlocuteur est un train de m’écrire / taper une réponse. Ce mode synchrone change même la signification de la ponctuation. Mettre un « . » à la fin de votre phrase laissera penser que vous souhaitez clore l’échange. Et à l’utiliser trop souvent, vous pourriez même passer pour hautain.

 

Vine + Instagram : un bon visuel (pict) vaut mieux qu’un long message.

Aujourd’hui, on peut briller, parler de soi, communiquer… sans écrire un seul mot. Plus besoin d’avoir une belle plume. Juste un smartphone, la bonne app - avec ou sans un filtre – et vous pouvez montrer où vous êtes, qui vous voyez, ce que vous faites, ce que vous faites mieux que les autres… même le gif a de l’avenir, c’est dire.

 

Snapchat + Squawk Messenger : enfin le droit à l’oubli.

Instantané et éphémère à la fois. C’est ce qui fait le succès de ces apps de communication. En autodétruisant presque instantanément le message lu par son destinataire, ces apps sont une réponse (cachée) aux futurs recruteurs qui scrutent sur Internet, pardon, sur Google, le profil du candidat. Bref des applis anti-Google en quelque sorte, puisqu’elles ne laissent pas de traces. Pas étonnant qu’elles deviennent de vrais boosters de désinhibition chez les jeunes.

 

Tinder + Rando : la sérendipité s’applique aussi au social

Elément fondateur du web, la sérendipité (la découverte inattendue car accidentelle) avait quelque peu disparu avec le succès des réseaux sociaux où l’on restait finalement beaucoup entre soi.

Ces deux applis sont une belle revanche pour la sérendipité, puisqu’elles vous permettent de rencontrer une inconnue à côté de chez vous (Tinder), où d’échanger une photo avec une (autre) inconnue à l’autre bout du monde (Rando).

 

Alors juste un conseil : plutôt que la dernière app à la mode, suivez ces quatre tendances : instantané, visuel, éphémère et laissant la place au hasard.

Ce sont des axes qui doivent permettre de construire une posture et une stratégie digitale.

Oh, au passage, vous aurez sans doute noté qu’il ne s’agit que d’appli mobiles, pas de plateformes web. Le web est mort, vive la mobilité.

Allez, je ne mets pas de point final, continuons cette discussion...

 

Stéphane Guerry
Directeur général de Saatchi & Saatchi + Duke
@stephguer

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